30/06/2010

LES EPREUVES DE LA VIE

Dans sa petite voiture électrique, elle se promène, une belle  femme au regard bleu-vert, il y a une force dans sa façon de vous observer qui donne envie de s'arrêter un moment et de  discuter avec elle. Je me  poste, sans hésiter,  devant elle et entame la conversation.  Sans détours, on parle de sa maladie : la sclérose en plaque.  Elle raconte le choc pour elle qui était une sportive de haut vol, les renoncements, une vie qui se rétrécit chaque jour davantage en peau de chagrin.  La vie qui se transforme irrémédiablement;  la mobilité réduite, la dépendance aux autres.  Heureusement, maintenant grâce à son véhicule, elle peut se déplacer si aisément, elle est redevenue autonome à aller et venir toute seule.

J'avais tout de suite deviné et avant qu'elle me le dise,  qu'elle était autrefois une grande sportive. A son tour, elle me demande si j'écris, j'éclate de rire et confirme. Comment a-t-elle deviné ? Dans votre façon de résumer ce qu'on pense avec des mots plus justes, répond-elle.

Comme de vieilles amies, nous parlons des épreuves de la vie, celles pour lesquelles nous ne sommes jamais préparés et qui bouleversent nos attentes, nos espoirs, notre futur. Un ciel bleu zébré de malheur en un rien de temps. La grande faucheuse qui passe et vous enlève un parent proche, un enfant, un ami ou la  maladie qui frappe avec son cortèges de  souffrances et de douleurs. Et pour ne pas sombrer dans l'amertume et la dépression, il faudra chercher en soi , dans ces zones inconnues des sources de l'espoir, où et comment reprendre confiance.   En souriant tendrement, un beau sourire très généreux dans ce beau visage rond, elle mentionne les ressources insoupçonnées qui sont les nôtres et que nous découvrons lorsqu'on est confronté au drame dès lors qu'il faudra composer avec. Elle décrit cette force qu'elle ignorait jusque-là en elle et qui tous les jours la pousse en avant. Un quotidien à chaque fois remis en question, car  plus rien n'est gagné d'avance. Ce courage perpétuel qu'il faut avoir pour se lever chaque  matin et donner un sens nouveau à sa vie.

 

painting%20in%20bed.gifJe lui offre un de mes livres qui mentionne brièvement Frida Kahlo, l'artiste-peintre mexicaine, et sa souffrance qu'elle a peinte sous tous les angles, couchée durant des mois dans un lit d'hôpital, sa vie même sera, à partir de là, corsetée suite à un accident de tramway.  Malgré de longues périodes tenaillées par la douleur et qui la contraignait à rester allongée,  elle gardera  un enthousiasme extraordinaire qui l'animera jusqu'à son dernier souffle. Quelques jours avant sa mort, encore, elle participa à une manifestation politique en chaise roulante.

La très tendre  femme m'embrasse et me dit vous voyez , il n'y a jamais de hasard, nous devions nous rencontrer et  pourquoi alors ne pas se réjouir de la vie ?

 

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27/06/2010

“ALORS, ÇA MARCHE LES NOUGATS ?”

nougat-blc.JPGDimanche 12h35- Le marché de Collonges/Sous Salève est bondé,  il fait chaud.  Comme presque chaque dimanche, j'ai été au marché et fait mes courses qui   se résument à du  jus de pomme, des légumes bio et un poulet aux 5 épices. Je concocte un pic-nic pour plus tard,  naturellement un pic-nic sans chips et sans Babybel ne ressemble à rien selon ma fille. J'envoie donc mon fils acheter ce qui manque à la supérette de la station de service de Croix-de-Rozon.

Finalement, je décide de le rejoindre. A l'intérieur du magasin, dans les étroites allées du mini-supermarché, de loin, je le vois discuter avec deux douaniers, qui eux aussi font leurs emplettes avant de se mettre en faction à la douane de Croix-de-Rozon et j'entends :  "Alors, ça marche  les nougats?"- Je pense à une plaisanterie, du genre dans Tintin "les citrons sont-ils encore dans la valise?" - Message codé, sybillin , subliminal ? Que  nenni !  Il s'agit bien de vrais nougats, au miel d'abeilles, durs ou mous et qui se collent allègrement aux dents.   Au même moment, je demande à mon fils où il en est avec les Babybel, il tient déjà le paquet de chips dans ses mains.  Tour à tour, il nous regarde;  les douaniers qui lui demandent des nouvelles  du  nougat, et moi du  Babybel !

Je m'adresse  alors  aux  deux douaniers suisses en uniforme qui se trouvent devant le frigo produits laitiers et boissons fraîches et légèrement agacée, je me transmue, à mon tour,  en douanier pendant quelques secondes et exige sur-le-champ:  nom , prénom et matricule.  Pourquoi interpeller ce jeune homme ? Non, on l'apostrophe, me répond-on.  On joue sur les mots. J'invoque le délit de faciès. Le jeune douanier  que j'interroge, un grand gaillard à lunettes, mesurant  environ 1m83, à la voix tremblotante devant mon 1m58 avec sur ma tête mon petit béret à pois, me prie de le laisser s'expliquer:  ils ont été  avertis que des jeunes escroquent des gens en vendant des nougats : l'arnaque du nougat !   Il s'avère que certains d'entre eux portaient des sweat-shirt  à capuche, manque de pot mon fils en porte une. Son acolyte me menace de  continuer cette discussion au poste de douane, si je le souhaite, mais il n'insiste pas trop et moi non plus ! La situation est floue, ils ne sont pas encore en service, dans un lieu privé, ils "apostrophent" devant un frigo produits laitiers portant leurs boissons fraîches contre eux.  Des clients, d'autres gardes-frontière  qui font aussi leurs achats commencent à nous regarder.

Après les explications fournies, le ton baisse, je préviens qu'il est toujours nécessaire de rester prudent. En fin de compte, je n'ai pas pris le numéro de matricule, mais propose à mon fils d'envoyer son prochain recueil de poèmes en cours de publication et un paquet de nougat au douanier en question, à défaut de connaître son  nom ou numéro de matricule on le surnommera : "Monsieur , Alors, ça marche  les nougats ?"

 

 

 

 

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21/06/2010

MEAT-HIC

normal_coeur-nuages.jpgIl ne se passe plus une soirée sans qu'une amie ou un ami, célibataire, en général la cinquantaine, ne vous parle de ses rencontres Meetic. C'est un monde en soi où chacun tente désespérement de rencontrer l'âme soeur ou parfois simplement vivre une aventure pour pimenter une relation maritale qui n'a de nom que le train-train quotidien où toute une vie à deux n'est plus que le résumé de la liste des courses, de  l'éducation des enfants, des problèmes de garde, de belle-maman envahissante, de fin de mois difficiles.

A chaque récit, je ne puis m'empêcher de rire, une amie me disait avoir rencontré un Evangéliste qui s'active sur les sites de rencontres  à vous faire rencontrer Dieu, la seule histoire qui ne vous décevera pas et qui s'inscrit dans le " aimer pour toujours".   Mais encore, une soirée mythique où l'homme a oublié de cacher son alliance. D'épisodes en épisodes, d'attentes en déceptions ou parfois des rencontres qui se concrétisent par un vrai échange, les sites de rencontres ont remplacé les après-midi de bal en Sicile, où les jeunes filles se rendaient avec leur mère pour être invitée par un jeune homme sous l'oeil attentif et scrutateur maternel.  Le tout me laisse perplexe, il y a souvent plus de sexe que de sentiment, une histoire à peine entamée, nos quêteurs d'amour sont de retour sur le clavier à tapoter en chasse  d'un autre  profil idéal, cette fois-ci.  La sélection par  titres universitaires, par position sociale présumée, par âge, par taille, on se présente sous son meilleur jour, on se rêve beau et sympathique,  quelques emails et le rendez-vous tant attendu est finalement fixé.  Le seul moment intéressant doit être sans aucun doute celui durant lequel on imagine l'autre, un laps de temps durant lequel on lui prête mille et une  qualités et durant lequel on bâtit des châteaux en Espagne.

Que le monde est étrange !  Comme Pétrarque, je préfèrerai  me transformer en fontaine à eau en lisant les Canzionere sous les marronniers du parc des Bastions et qui sait, un étranger qui passera par là, sans qu'on s'y attende le moins du monde, s'assiera sur le banc juste à côté de vous.  Un  destin magnanime,  au rendez-vous parfois.

Est-il si difficile de se rencontrer ?  Il paraît que oui. Trop de travail, trop de stress, plus de temps, il n'y a plus de lieux de rencontres pour les post 35- 45 ans.

Il ne reste plus qu'à taper sa vie sur un clavier  et espérer que quelqu'un la saisira au vol.

 

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16/06/2010

"D'où je suis, je t'écris"

Quoi de plus beau qu'une lettre, d'amour ou de rupture. L'âme chevillée aux mots, écrire c'est s'offrir en don à celui ou celle qui vous lira. En vers ou en prose, d' alexandrins en octosyllabes , parfois l'élégie libertine marivaude entre les lignes. Une attente insoutenable dans cette enveloppe ouverte lentement, une feuille tenue fébrilement entre les mains,  des lettres qui courent sous les yeux, le souffle court, on boit d'une traite les phrases qu'on relira ensuite tranquillement encore et encore.   Une émotion formidable à découvrir au bout des mots;  l'intense altérité.

L'art épistolaire est un art en soi.

"La dernière lettre qui m'a été remise a été le fait d'un presqu'inconnu. Une enveloppe mauve à la calligraphie parfaite d'une plume à encre. Il me l'a donnée  en rougissant légèrement. Je lui avait fait remarquer au détour d'une conversation qu'il était très difficile lorsqu'on écrivait d'imaginer et décrire précisément l'univers masculin. Son univers à lui était un après-midi à la campagne rêvant dans une chambre ensoleillée en écoutant les pas d'une  femme qui s'approche.  Une très belle lettre, écrite avec tant de sensibilité et de pudeur. Je fus très touchée par ce geste  généreux et courageux de sa part qui était censé  m'aider dans mon travail."

 

Alors pour ceux et celles qui ont envie de se lancer , "il y a toujours quelqu'un qui attend un signe de vous" , voici un :

 

mailart9.jpgCONCOURS D'ART EPISTOLAIRE ET D'ART POSTAL Il y a toujours quelqu'un qui attend un signe de vous. Et si c'était une lettre ? Il y a dans la lettre manuscrite quelque chose qui ne saurait se dire ailleurs, et probablement pas par courriel ou sms, car la lettre est le signe tangible que l'on existe pour quelqu'un. C'est aussi un temps à part, un moment soustrait à la communication utilitaire.Ralentir le rythme, laisser une trace, partager: c'est tout l'art de l'épistolaire! Si la lettre est aujourd'hui un événement rare, il devient encore plus extraordinaire quand on y met les formes et qu'il y a autant à voir qu'à lire. Les mots peuvent s'emmêler de sable, brindilles, pétales et mille autres matières si facilement à portée de main. L'enveloppe s'ajoure, se colore, s'enlumine et même le timbre y va de son clin d'œil.

 

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La Pinacothèque, Pré en bulle, Et si on s'écrivait ! lancent un concours autour du thème "D'où je suis, je t'écris" qui a démarré en avril et se terminera fin août 2010.

Les lettres et les enveloppes ornementées seront exposées du 6 octobre au 6 novembre 2010 à la Pinacothèque. Lors de la remise des prix le 6 novembre, les missives lauréates seront lues par une comédienne ou un comédien. Le jury sera composé, entre autres, de l'artiste Maya Guidi et de l'écrivain Pascal Rebetez.

 

 

 

 

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Renseignements pratiques  :

 

Pour la Pinacothèque : Francine Jeannet tél. 079 706 33 65 fjeannet@hotmail.comwww.pinacotheque.ch

Pour "Et si on s'écrivait !" : Odette Mudry, tél. 079 251 15 48 odette@onsecrit.chwww.onsecrit.ch

Pour Pré en bulle : Juliette Gerber tél 079 424 47 08 ; juliettegerber@yahoo.frwww.preenbulle.ch


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15/06/2010

Asdrubal Torres - Hermanitos mios Menores, vous êtes au bord du précipice !

P1020218.JPGAsdrubal Torres de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie qui est la plus haute montagne du pays, est un Aruhaco de la culture Tayrona.  D'autres tribus  tels que les Koguis, les Wiwa et les Kankuamo vivent encore selon leurs coutumes et traditions dans cette région, tous groupes  confondus, ils sont environ 80'000 personnes.

Selon eux , leur région est  située au coeur du monde, et leur mission, dès lors, est de préserver notre terre, ce qui explique les nombreux voyage de Asdrubal Torres qui prévient ses petits frères des dégâts que nous causons à notre Mère-Terre. Nous sommes comme dans le ventre de notre mère, ne pas protéger ce ventre est nous réduire à néant à long terme, nous détruisons le monde dans lequel nous vivons. " Je suis venu faire connaître aussi la préoccupation de mon peuple Arhuaco quant à la destruction de notre territoire et notre culture, nous avons  besoin de coopérer  avec nos  "hermanos menores" pour assurer  la continuité de la vie et des  générations  futures. Avec votre aide on pourra récupérer nos endroits sacrés et continuer  la mission de notre culture."

 

E97F.jpgAnimiste, selon Asdrubal Torres  tout vit dans la nature, tout a une âme:  les pierres, les arbres, les fleurs, lea animaux. Nous prenons beaucoup  à la nature,  et il nous faut à notre tout lui rendre beaucoup et surtout la respecter.  La nature et nous ne faisons qu'un. Gardiens de cet équilibre, ils sont interpellés par notre manque de responsabilité face à notre environnement. Eux-mêmes consacrent quatre rituels par an, en fonction des astres, pour remercier celle qui nous fait vivre. Les astres au-dessus de nos têtes, sont aussi importants que la nature dans laquelle nous évoluons. Il prévient ces "hermanitos mios menores", vous êtes aujourd'hui au bord du gouffre, près du précipice, il est temps de se ressaisir. Cessons d'exiger de la nature plus que ce qu'elle peut nous offrir, observons-la, écoutons-la et surtout respectons-la,:  l'eau, l'air, les plantes, les animaux. Nous vivons comme si le futur n'existait pas, comme s'il ne fallait pas laisser quelque chose derrière nous à ceux qui viendront après nous.

Dans le cours de la discussion, nous abordons la tradition orale. Je lui demande s'ils envisagent d'immortaliser leurs connaissances par des enregistrements ou des livres. Pour lui le partage de la connaissance est un fait vivant, elle se communique oralement. On discute avec les anciens et on accumule le savoir. La transmission ne peut pas se faire d' un être vivant face à une chose inerte. Du reste, il est choqué de voir les "anciens" chez nous si seuls. Aucun jeune à côté pour se nourrir de la connaissance des plus âgés, même on leur donne des médicaments et on exige le silence ! Il est profondément choqué par ce qu'il a vu.

 

Sa prochaine conférence prévue prochainement, se concentrera  sur la "force des mots", non ! Il ne dit pas le pouvoir des mots,  il insiste la force. La "palabras" qui guérissent;  la force du dialogue, la valeur de l'échange et la relation entre notre mère-terre et nous (l'école de notre mère-terre depuis la cosmogonie Arhuaca).

 

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Et si les Aruhaco avaient raison ? Il est peut-être temps de se réveiller et de penser au futur que nous laisserons à nos enfants. "

 

Merci à Paola  Wilches de l'organisation CODAP Centre de conseils et d'appui pour les jeunes en matière de Droits de l'Homme pour la traduction

 

 

Crédit photos : GAntezana  copyright ©

 

 

 

 

 

 

 

 

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07/06/2010

BURQA , SIRENE ET ROCK'N ROLL

sirène.jpgLa musique est trépidante, voire assourdissante, je danse un rock'n roll sur un parquet parisien bien ciré, avec l'écrivain Jean-Pierre Gattégno qui adore les thrillers qui se déroulent dans des cabinets de psychiatres.  Tout en se trémoussant sur la piste de danse , on parle de nos ouvrages. Les miens, les siens, mes doutes, mes hésitations, ses projets, ses succès, il raconte ses origines ottomanes et grecques, et insiste sur  le beau regard velours des femmes turques  :

 Il me semble n'avoir pas bien entendu, sur fond de musique rock'n roll, je crie  : "Tu dis quoi ??" - "Burqa?"

 Il annonce un projet encore vague d'un prochain thriller aux allures de burqa,   la belle Jamila aux yeux de biche qui se promène dans ses voiles aux mille mystères, les hommes qui l'approchent en tombent immédiatement et irrésistiblement amoureux , ils la suivent et disparaissent à tout jamais, sans laisser aucune trace.

Mon imagination s'enflamme, ce voile féminin devient en quelque sorte un triangle des Bermudes où en guise et à la place des bateaux , ce sont les hommes qui se volatiliseraient, épaves évaporées sans laisser de traces, disparitions mystérieuses inexpliquées inspirant mythes et légendes.  L'Atlantide engloutie, aspirée par une force irrésistible, le  Triangle du Diable aux phénomènes paranormaux.  Ou encore,  la belle est une nouvelle sirène version XXI ème siècle , non plus aux seins nus,  mais voilée,  ce coup-ci. Rappelez-vous que les marins devaient se boucher les oreilles pour ne pas se laisser séduire par le chant des sirènes qu'ils  imaginaient  très belles  et qui pouvaient les mener à  leur perdition, même Ulysse faillit succomber à leur charme et dut être attaché au mat de son bateau pour ne pas céder à leurs chants envoûtants.  

Aujourd'hui, les marins modernes   ont besoin de découvrir ce qui se cache derrière le voile, pour ne pas être engloutis. La burka se situe dès  lors dans l'imaginaire entre zone interdite et mante religieuse ou alors plus fantasmagorique, les amants de Jamila seraient aspirés par un trou noir, destination l'infini, pour le néant dans les bras de la belle. Après son œuvre "Mortel  Transfert", Gattégno  pourrait signer "Mortelle Burqa"  ! Un thriller dorénavant perdu dans les voiles de l'Orient, mais surtout une oeuvre qui prendrait  ses racines dans l'inconscient collectif où  les sirènes des mers sont remplacées par des voiles  qui nous mèneront dieu sait où ?

  La burqa inspire, attire, révolte, mais ne laisse personne indifférent. Et derrière ces voiles vaporeux, les grands yeux de Jamila se posent sur le monde, elle l'observe, le soupèse, le découvre tout en le connaissant parfaitement, le fait de pouvoir observer et ne pas être observée, à son tour, pareille aux sirènes de nos légendes qui surveillaient les hommes sur le pont du bateau avant de se mettre à chanter jusqu'à leur faire perdre la raison.

 La femme à la burqa ?  Une sirène des temps modernes qui enflamme l'imagination  et rend véritablement fous les hommes qui ne se bouchent plus  les oreilles, mais se cachent les yeux,  cette fois-ci,  pour ne pas succomber à l'inconnu  !

 

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03/06/2010

Samedi 5 juin- JOURNEE MIGRATION AU CINEMA

visageneve_03.jpgvisageneve_04.jpgvisageneve_01.jpgvisageneve_02.jpg

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01/06/2010

BLOG EN DEUIL DE LAÏCITE

PAIX.GIFLes actions musclées et armées n'ont jamais conduit à la paix, une preuve supplémentaire de ce constat vérifié depuis la nuit des temps.  A un moment donné, il faudra s'asseoir autour de la table et trouver des solutions, tant qu' à faire mieux vaut s'y mettre le plus vite possible et faire le moins de morts possibles.

 Moins de religion de part et d'autre de la frontière qui envenime le conflit et éloigne résolument les possibilités de paix. Vive la laïcité et les mouvements pacifistes, un écrivain juif disait que l'on se rencontre sur nos points communs à travers une laïcité qui nous unit plutôt que nous sépare. A  travers notre universalité et notre besoin intrinsèque de vivre heureux,  la laïcité est la  seule source possible de résolution du conflit israélo-palestinien.

 Vive les mouvements pacifistes !!!

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