02/03/2010

Ô GRAND HANNIBAL ! NOUS SOMMES EMUS

 

p8bis_0.jpgPar ces quelques lignes, je voulais vous dire combien est émouvante cette image  d'un Hannibal qui pareil à un  fils  viendrait demander des nouvelles de son père. Mais qui parle encore de prisonnier de droit commun ou politique -  Les mauvaises langues ? Les esprits chagrins  ? Foutaises !  Max Göldi est devenu l'hôte privilégié de la Libye auprès de qui vous vous  rendez  et dont le nom Göldi prédestiné - en enlevant le tréma et le i signifie tout simplement -gold- laisse présager tout d'une relation future  tissée d'or et de lumière,  soit un pont d'or entre les deux pays.

Ô  grand Hannibal, nous savons combien est lourde la charge qui pèse sur vos épaules depuis ce jour maudit, où  la pression basse du ciel, les  fêtes de Genève qui battent leur plein dans un bruit épouvantable, jour et nuit, cette chaleur moite qui tombe sur les nerfs et à laquelle vous n'êtes pas habitué et qui vous plonge  dans un état de fureur extrême.  Heureusement, ceci  n'est plus qu'un souvenir lointain, chassons-le  du revers de la main,  mouche perturbante entre nos relations.

Cette image que nous avons pu découvrir , hier dans la presse, nous rassure et nous émeut au plus haut point . Max Göldi vous regarde en souriant avec confiance et sérénité car il sait que vous êtes un homme responsable qui prendrez sur vous la charge d'offrir à tous une  sortie honorable et digne .

Vous êtes aussi un fils qui a la mission toute filiale d'aider son père à garder tout son calme et lui permettre de ne pas perdre la face. Nous savons tous qu'un père  efface la dette des enfants mais que les enfants par leur attitude  y contribuent largement.

La relation suisso-libyenne est comme de ses relations houleuses entre gens qui pourraient trop s'aimer : disputes, incompréhension, malentendu, menaces alors que nous sommes si proches d'une entente,  voire d'une lune de miel ?

 

 

 

 

04:19 | Tags : kadhafi, hannibal, max göldi | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

Commentaires

A la place de Max Göldi, j'apprécierai sans doute de purger ma peine dans une prison dans laquelle les conditions de détention ne sont pas celles, parfaitement indignes, qui règnent en la prison genevoise de Champ-Dollon et je me réjouirais (un tout petit peu) de recevoir la visite de Motassem, dit Hannibal, Kadhafi. Cette visite me semblerait plus prometteuse que celle de Micheline Calmy Rey.

En effet, Hannibal Khadafi n'est pas son père et n'a pas même été condamné pour avoir commis les faits qu'on lui impute sans cesse. Il est innocent de ceux-ci comme le rappelle fort opportunément les Constitutions genevoise et fédérale et la Convention européenne des droits de l'homme. Les défenseurs des valeurs supérieures de l'occident devraient commencer par respecter les principes dont ils prêchent à travers le monde la supériorité.

Je tiens aussi à rappeler que l'interpellation de Hannibal, justifiée dès lors qu'il existait des indices suffisants qui laissaient croire qu'il se pouvait qu'il ait commis une infraction, s'est déroulée dans des conditions contraires aux Constitutions genevoise et fédérale ainsi qu'à la Convention européenne des droits de l'homme. Là encore les défenseurs des valeurs supérieures de l'occident devraient balayer devant leur porte.

La circonstance que ces violations auraient été moins graves que celles dont sont victimes les citoyens ordinaires, circonstance dont s'est, au vu des caméras de télévision, gaussée (au sens littéral) l'inculte Conseillère fédérale en charge du département fédéral des affaires étrangères, n'apparaît pas comme un motif les justifiant. Tout au plus l'existence de telles pratiques genevoises, pour part ancrées dans les lois et pour part ancrées dans les pratiques, met en exergue la responsabilité collective politique et judiciaire genevoise. Si la réaction libyenne apparaît inqualifiable, l'attitude des autorités genevoises procède d'un autisme qui est de la même nature que celui qui conduit, entre autre, à de multiples sequestrations arbitraires, comme celles dont sont victimes les personnes prises de boisson ou des contrevenants.

Je tiens aussi à rappeler que la diffusion de photographies anthropométriques d'Hannibal Khadhafi constitue une violation de toute les normes de l'état de droit et des grands principes (virtuels) que proclament la Suisse et Genève, sans omettre l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'hommee. Cette diffusion met en exergue la très mauvaise organisation de Genève en matière de protection des données au sein de la police genevoise dès lors qu'elle permet, sans contrôle, que des centaines de personnes consultent, par curiosité et en dehors des besoin de service, des données sensibles. Evidemment personne ne sera sanctionné pour cette gabegie.

Evidemment, si cela devait être le seul motif de détention de notre compatriote, cela serait injuste et révoltant, ce d'autant que les vrais responsables des transgressions que j'ai relevées ne sont pas même inquiétés, ni Genève ni la Suisse n'étant capable de nettoyer les écuries d'augias.

Permettez moi, pour conclure, de souligner que Max Göldi est victime de tensions politiques internationales et que Genève n'est pas blanche. A raisons de ses insuffisances et de sa suffisance nous en somme réduit à une situation ou la diplomatie européenne doit gérer les risques que Genève devienne un nouveau Sarajevo (1914).

Écrit par : CEDH | 02/03/2010

Merci Madame. Je vous propose d'écouter sur Y Tube la superbe chanson onirique et animée de Lhassa "Rising".

Écrit par : pachakmac | 02/03/2010

Genève vaut bien un culte mususlman. Si la main tendue par Hannibal Kadhafi offre un sésame pour Max Göldi.

Écrit par : oceane | 02/03/2010

Les commentaires sont fermés.