23/02/2010

LES "SERVET" DU LOGEMENT

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Claquemurés dans un  deux pièces minable hors prix et privés  de toute aide, les Genevois pourraient aussi écrire :

"Je vous supplie qu'il vous plaise abréger ces grandes dilations. Vous voyez que la Cité calviniste pour son plus grand plaisir nous veut ici faire pourrir. En nos misérables logements les loyers nous mangent tout vifs. Nos tirelires sont vidées et nous n'avons plus de quoi vivre, nous y avons laissé nos chemises et n'en gardons plus qu'une méchante !"

 

Heureusement que la France voisine nous loge encore à des conditions acceptables, transformant  de ce fait les Genevois en frontaliers sur qui sont déversés tant d'horreurs.

 

MERCI LA FRANCE ! Genève quant à elle, perd  chaque année, de nombreux contribuables forcés à l'exil et condamnés à devenir les SERVET du logement fuyant vers une France plus accueillante !

 

 

Une annonce parmi tant d'autres et pour exemple sur le site SPG, celle-ci concerne un appartement  à Chêne Bourg :

 

Surface               53 m2

Nombre de pièces             3 Pièces

Loyer mensuel (hors charges)             CHF 2,343.-

 

19:04 Publié dans Genève | Tags : logement | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | |

Commentaires

De plus Genève comptabilise la cuisine comme pièce à vivre alors que le reste de la Suisse ne le fait. Encore une astuce immobilière pour engranger encore plus d'argent... C'est indécent.

Écrit par : demain | 23/02/2010

C'est effectivement indécent. Devoir choisir entre payer un loyer au montant surfait et se nourrir est aberrant et scandaleux. C'est pourtant le triste sort de beaucoup de Genevois.

Écrit par : Kissa | 23/02/2010

Je sais pas où vous allez chercher ces annonces mais dans ma très bonne régie, les apparts de ce type sont autour des 1000chf charge comprise.

Quoi qu'il en soit, même si mon loyer actuel est correct par rapport à la surface et la qualité, je quitte la région pour devenir propriétaire car assez de financer des apparts rentabilisés depuis très long hors travaux de rénovation.

Une famille de pendulaire de plus...car le job reste à genève.

Écrit par : expatge | 23/02/2010

Il y a en fait trois problèmes qui concourent à cette situation
1) Ceux qui ne veulent pas bétonner le canton
2) Ceux qui font bien leur travail et attirent des entreprises à Genève
3) Ceux qui ont intérêt à voir augmenter le nombre de frontaliers
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Pour les deux premiers, tout le monde comprend les motivations. Pour la troisième catégorie, je m'explique:
M. Hiler a expliqué lors de la campagne autour du CEVA que les frontaliers étaient de très bons contribuables. M. Broulis dans un reportage de l'émission TTC sur les pendulaires a expliqué qu'il était normal que les pendulaires paient leurs impôts sur Vaud puisque 80% des dépenses de l'état était généré par le lieu d'habitation (éducation, santé, sécurité, allocations sociales, aménagement foncier, etc.)et 20% par le lieu de travail.
Un salaire est le reflet de la compétence de l'employé (ce qu'il rapporte à l'entreprise) et du coût de la vie dans une région. Un informaticien Indien en Inde est aussi compétent qu'un informaticien Suisse en Suisse mais il est moins bien payé car le coût de la vie est moins élevé en Inde qu'en Suisse. En ce qui concerne les frontaliers, c'est le même processus. Une entreprise Suisse paiera moins un frontalier, si la loi le lui permet, car le coût de la vie est moins élevé de l'autre coté de la frontière. Lorsqu'une multinationale doit loger ses expatriés, elle cherchera un logement en France car ça lui coutera moins cher. Genève à officiellement autorisé ses fonctionnaires à habiter en France afin qu'ils retrouvent un peu de pouvoir d'achat sans que cela coute à collectivité (les salaires n'ont pas besoin d'être augmentés, il suffit de diminuer les dépenses).
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Alors que le lieu de travail ne génère que 20% des dépenses, Genève garde 75% des impôts payé par les frontaliers. Avouez que M. Hiler ne peut que se frotter les mains.
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Alors qu'a l'origine (1974) ce système d'imposition ne touchait que peu de frontaliers, et avait été accepté par les deux pays, la situation est un peu différente aujourd'hui. Ce ne sont pas seulement des Français qui habitant la région frontalière font le choix de travailler en Suisse, c'est maintenant beaucoup de personnes qui n'arrivent pas ou plus à se loger à Genève qui viennent habiter en France. Ce ne sont plus des savoyards ou des Gessiens qui doivent remercier la Suisse de leur fournir le travail qu'ils ne trouvent pas en France, ce sont des salariés qui travaillent en Suisse qui doivent remercier la France de les loger. 30 000 frontaliers sont de nationalité Suisse. si on ajoute leur conjoint, leurs enfants, les retraités qui sont restés ou se sont installés en France, cela fait beaucoup de monde, 56 000 dit le consulat de Suisse à Lyon. Mais il faut ajouter tous ceux qui ont gardé leurs papiers en Suisse afin de ne pas devenir officiellement frontalier (parce que c'est trop moche, on subit de la discrimination, et que le chômage n'est pas aussi bien et puis on ne sait jamais, autant profiter des deux systèmes en même temps). Alors 80 000, 100 000 ?
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Alors oui, la région frontalière profite de cela. Les salaires des frontaliers sont majoritairement dépensés en France, mais si certaines caisses (commerces) profitent de cette situation, il en est une autre qui a plus de mal, c'est la caisse de l'état Français. Cette caisse paye justement les 80% des dépenses occasionnées par le lieu d'habitation (éducation, santé, allocations sociales, sécurité, aménagement foncier, etc.)
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Pour les assurances sociales par exemple, les frontaliers cotisent au chômage en Suisse (la caisse est à Berne, les frontaliers abondent de 100 Millions de CHF) mais c'est la France qui paie les allocations en cas de chômage. Sur les 800 millions de CHF d'impôts payés par les frontaliers, Genève reverse 4,5% des salaires brut à la France, ce qui revient à une répartition de 75% pour Genève et 25% pour la France. Mais attention ce n'est pas la bonne caisse qui est remplie. Alors que les impôts servent en priorité pour l'éducation, la santé, etc., les fonds Genevois (les 25% de rétrocessions) abondent en priorité les caisses des communes dans lesquelles habitent les frontaliers. Ces communes encaissent donc de l'argent en laissant à d'autres strates administratives les principales dépenses. Ce sont donc les caisses de la France qui se vident et les caisses des communes qui se remplissent. C'est pour ça que les communes françaises construisent beaucoup.
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Comme vous le pressentez la situation arrange beaucoup de monde des deux cotés de la frontière. Ce qui est surtout insupportable, c'est la stigmatisation des frontaliers. Les deux cotés de la frontières ont besoin de l'autre coté. Nous habitons tous dans le même bassin de vie. Il faut développer la solidarité entre nous tous.....

Écrit par : lucides | 24/02/2010

Combien ? Mais ils trouvent des gens qui peuvent payer ça ?

C'est encore plus cher qu'à Paris ! Il faut le faire !

Écrit par : Spipou | 26/02/2010

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