16/08/2009

De l’écologie au chamanisme – Il n’y a qu’un pas, suffit-il encore de le faire !


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Les premiers grands écologistes sont assurément les chamans et ce depuis la nuit des temps. Le sens de la nature encré en nous comme parcours spirituel qui nous relie au monde, à la nature, aux autres.  Le fil tendu entre nous et notre environnement.
Cette responsabilité que nous avons d’assurer et perpétuer l’harmonie indispensable qui doit régner entre l’humain et son univers dont il est issu et dépendant.
Les écologistes d’aujourd’hui sont-ils les chamans des temps modernes ? - On en doute, leurs descendants peut-être le deviendront-ils . Les écologistes ne se sont pas encore départis des discours dominants à tendance néo-libérale. L’écologie représente davantage un nouveau marché porteur, aux normes dogmatiques. La veille environnementale et les freins qu’ils imposent a presque parfois des allures de religion, une nouvelle religion dont les préceptes ne sont pas encore clairement définis et mal intégrés, on ne peut toutefois par totalement la rejeter. Les écolos se moulent sur des schémas classiques et matérialistes en reprenant les discours quasi religieux de leurs parents en brandissant le mot “pollution” comme on brandirait le “diable” pour effrayer les âmes crédules et les enrôler dans cette dernière forme de croyance.

L’écologie et le chamanisme ont toutefois une vision identique quant à la conception du monde dans lequel nous sommes supposés évoluer , en accord avec cette nature qui est la nôtre et dont on dépend. Il faudra s’attendre à un retour aux pratiques chamaniques avec le développement d’une écologie spirituelle, se voir de l’intérieur pour projeter durablement sa vision du monde, un monde qu’il nous faudra respecter et pratiquer comme une religion pour ne pas sombrer avec lui.

L'Ecologie,  la nouvelle religion du XXI ème siècle ? Carl Gustav Jung préconisait  de vivre et accepter le chaman qui est en  nous et qui nous permet d'être en symbiose avec l'univers et par extension avec nous-même. Porter le regard en soi, vers les profondeurs afin d'intégrer des énergies archétypiques qui nous rattachent au monde.

22:44 Publié dans Développement durable | Tags : ecologie, chamanisme | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | |

Commentaires

Pierre Rabhi, écologiste actif et représentatif, est aussi un spiritualiste disciple de Krishnamurti. Mais dans les rangs des politiques, prévaut une démarche profane et laïque. Cela dit, le régionalisme qui se lie à l'écologie politique est aussi une manière de se relier intérieurement à la nature, car le régionalisme est généralement l'apanage des régions plutôt campagnardes et agricoles. A cet égard, j'ai évoqué dernièrement sur mon blog le livre de Samivel, "Hommes, cimes & dieux" ; Samivel fut un défenseur de la nature alpine. Et son livre est universaliste, néanmoins. Le chamanisme proprement dit a aussi un air exotique qui peut laisser inerte le sentiment populaire local.

Écrit par : Rémi Mogenet | 20/08/2009

@Rémi - je me permets de reprendre cet "Hymne à la nature" que vous reconnaîtrez sans hésiter puisque ces vers sont les vôtres me semble-t-il ? chanter la nature c'est aussi une belle façon de la défendre et vous le faites avec tant d'élégance ?


Nature au sein immense, universelle mère,
Bien des gens t’ont chantée, et que puis-je ajouter
A leurs hymnes divins ? Qui donc voudrait tenter
D’égaler dans leurs vers les anges de lumière

Qui dictaient autrefois, de leur sublime sphère,
Les mots qui célébraient, sans jamais s’arrêter,
Les forces dont croissait ce qu’on pouvait planter,
Les élément aux purs, nés de l’éternel père ?

Les gnomes dans le sol étiraient les racines,
Les feuilles frémissaient grâce aux chants des ondines,
Par les sylphes dansants, apparaissaient les fleurs ;

Une douce chaleur, œuvre des salamandres,
Remplissait les fruits lourds, reflétant sur les cœurs
Les feux d’astres lointains. Où sont donc ces jours tendres ?

Écrit par : djemâa | 20/08/2009

Merci, Djemâa. Je pense en effet que l'esprit humain doit s'unir à l'âme de la nature, sinon, même l'écologie risque d'être un mariage sans amour, avec la nature, un devoir pénible et finalement infructueux! Ma camarade en poésie Sylvie Curioz, dans un recueil consacré aux "Poésies végétales" (éd. Le Tour), a elle aussi honoré la "Mère-Nature" d'une façon belle et profonde:

Merci à ton peuple invisible
D'encenser mon corps
De le rendre fertile
A la Lumière d'Or

Il faut aussi sentir en soi agir les éléments, assurément!

Écrit par : Rémi Mogenet | 21/08/2009

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