29/07/2009

De la boukha à la burqa – L’ivresse du néant !

Tignous-Burka-kaboul-2.jpgUn article hypra-intéressant et toujours aussi provocateur d’une journaliste de Charlie-Hebdo qui se balade en burqa à Kaboul et titré :
Kaboul underground – Sous la burqa - Sexe, mensonge et MLF !

Quelques extraits pour donner envie d’en lire davantage : “Pour les novices, la burqa n’est pas qu’un sac à viande, elle le devient quand on sait la porter: pensée pour que bobonne puisse trimballer les courses, elle est ouverte sur le devant, au-dessus du pubis, pour libérer les bras. Le tissu est léger, et la relija, la grille placée au niveau des yeux, en coton croche.


……..Une fois dans la rue, le miracle a lieu: des bonshommes en pagaille et pas une œillade qui vous rappelle le péché originel. Pour la première fois, seule, invisible, inodore, invincible. Le sentiment d’être libre. Ou morte.

«Jusqu’à l’âge de 12 ans, rapporte Atik Rahimi, le garçon reste dans les jupes de sa mère, puis c’est le déchirement: il entre dans le cercle des hommes et n’en sortira plus. Résultat: la poésie est hantée par les femmes et le vin, l’autre interdit.» Mais les hommes se retrouvent dans des pratiques à la romaine, avec éphèbes et tout le tralala. «La tradition veut que les chefs de tribu enlèvent des garçons orphelins pour les entraîner à la guerre et les faire danser le soir, précise Bachir. Les talibans ont tous été violés.» D’ailleurs, à Kaboul, il est facile de trouver des vidéos porno amateurs venues du sud du pays avec des gamins de 10 ans dans le premier rôle…

Le pire ennemi des Talibans : la femme émancipée

… “Le traitement réservé aux femmes actuellement est à l’image de la dégradation du pays en général, et de Kaboul  en particulier: «Quand on part le matin, précise une jeune salariée de l’ONG Madera, on ne sait jamais si on rentrera le soir. Pour les talibans, les Afghanes au service des étrangers sont des traîtresses et des dépra­vées.» Finie, l’époque où ces dames balançaient leur tchadri et leurs ambitions face à la caméra comme d’autres avaient lancé leurs soutifs. Discrédité, le ministère de la Condition féminine, moquée, cette prétendue police chargée des luttes contres les violences faites aux femmes, dénigrée, la grande majorité de femmes au gouvernement. Même l’organisation radicale RAVA, implantée au Pakistan, devient difficile à contacter: ses militantes nient en faire partie ou ne donnent que des interviews consensuelles, le visage masqué. «Tout cela, un spectacle, un show pour les Occidentaux, sourit Habi­ba, ma copine du salon de beauté. Une belle affiche pour une belle parade.»

 

Eh, les copines, y a du boulot sur la planche !


http://www.charliehebdo.fr/index.php?id=772

Dessin : Tignous

21:45 Publié dans sociologie | Tags : burqa | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | |

Commentaires

Ce n'est pas si gai.

Écrit par : Australian ; international calling cards | 03/11/2009

Les commentaires sont fermés.