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03/02/2018

La plus grosse bombe de Unabomber – Son manifeste « La société industrielle et son futur »

1484047109327425.jpgLe temps donnerait-il raison à Ted Kaczynski (photo, Ted en prison,1999) lorsqu’on voit notre dépendance aux nouvelles technologies dévoreuses de liberté, lorsqu’on voit de jeunes enfants rivés sur leur portable et qui ne savent plus à quoi ressemble la nature, un arbre, une fleur, jouer dehors, et même lever la tête pour communiquer avec leurs proches devient difficile. A quoi ressemblera l’avenir de ceux qui ne voient aujourd’hui, le monde qu’à 10 cm, devenue leur seule vision de l’univers qui les entoure. Quel futur,  lorsqu’on voit apparaître tous les jours de nouvelles   addictions liberticides de toutes sortes émerger et en lien avec les nouvelles technologies ?

Le docteur en mathématiques lanceur de colis piégés et arrêté en 1996 après dix-huit ans d’enquête à 50 millions de dollars,  a-t-il été ce visionnaire génial qui avait compris que le monde industrialo-technologique ne pouvait pas être compatible avec nos libertés; contrôlés, dépendants, esclaves d’un système que nous sommes devenus. La seule façon de s’en sortir, entre autres, serait de déconsommer et accepter une révolution qui sera assurément douloureuse pour tous, le prix à payer pour redevenir des hommes et des femmes libres.

Sa croisade transformée « en révolution contre la technologie » fera des morts et des blessés, parmi ses cibles,  professeurs d’université, patron de compagnie, vendeurs d’ordinateurs, mais sans doute, il est auteur de moins de victimes que ceux qu’ils visent et qui continuent à mettre des vies en danger avec pesticides, centrales nucléaires, produits cancérigènes, essais chimiques et qui tuent en masse et en silence  et surtout, en toute impunité. A la différence de lui, eux servent le système et son monde industrialo-technologique donc ils sont au-dessus de toute loi puisque la loi, elle aussi sert le système dominant. On n’a jamais vu ni condamnation ni emprisonnement, à perpétuité , après des morts victimes d'émanations chimiques, pour ne citer que Tchernobyl ou Fukushima.

Celui qu’on a nommé Unabomber a réussi à faire publier son manifeste à travers les media américains, seule condition pour arrêter de fabriquer et envoyer des colis piégés. Publié par le New York Times et le Washington Post en septembre 1995, sur huit pages, les 35'000 mots écrits par celui considéré comme le plus fascinant terroriste des Etats-Unis, seront lus par toute l’Amérique, et c’est sans doute-là, sa plus grosse bombe; un manifeste sans concession qui dénonce en réalité la technologie tueuse de liberté. Le tirage du New York Times atteindra un million et demi d’exemplaires, un million pour le Washington Post, du jamais vu.

Un fou ? Un visionnaire ? Le tribunal de Sacramento hésitera lors du jugement devant cet homme à l’intelligence hors du commun qui se tiendra devant lui, âgé de 55 ans et qui vivait depuis 25 ans en ermite dans le Montana, dans une cabane fabriquée par ses soins. Ce docteur en mathématiques qui a obtenu des prix d’excellence et qui a aussi subi un lavage de cerveau durant deux ans dans le cadre d’une expérimentation à l’Université de Harvard lorsqu’il était jeune étudiant. Les avocats de la défense essaient de s’appuyer sur ce triste épisode de sa vie d'étudiant pour le faire déclarer fou, mais il refuse cette stratégie de défense qui conclurait à la folie, parce qu’alors toute sa théorie prônée dans le manifeste tomberait du coup et c’est la seule qu’il veut défendre même contre sa propre liberté - Prévenir le monde entier du danger !

« Vivre comme un sauvage ou mourir » et il a vécu dès 1971, un vrai retour aux sources, sans eau, sans électricité, vivant de chasse et de légumes de son potager, mais sept ans plus tard, rejoint par le modernisme et son lot de nuisances, il fabriquera son premier colis piégé, révolté par le monde industriel qui le pourchasse et dérange sa tranquillité d'homme des forêts. En lisant son manifeste, « La société industrielle et son futur «  rédigé à la première personne du pluriel « nous » pour le Freedom Club dont il est le seul membre, force est de constater qu’il n’y aucune trace de folie, mais une pensée rationnelle et logique qui analyse sans pitié et sans concession, le monde dans lequel on vit avec ses pièges et ses illusions. Comment s’en sortir ? Il prône la révolution entière et mondiale, même s’il faudra en souffrir, parce que le changement ébranle et dérange nos habitudes, déconsommer sera difficile mais salutaire pour l’humanité entière.

 

Condamné à quatre fois la perpétuité et 30 ans, le génie visionnaire pourtant est lu et toujours davantage dans le monde. Sa théorie continue à intéresser les mouvements écologiques et faire des émules parmi les nostalgiques du retour aux sources qui trouvent dans les pages du Manifeste comme un écho à leur angoisse d’un monde qui ne cesse sous prétexte de liberté de nous rendre toujours plus dépendants. Mais qu’ils se rassurent, ces angoissés pourront bénéficier d’aide à la gestion du stress pour mieux supporter la pression du système.

Et continuer à s'interroger:  quel monde laisse-t-on à nos enfants, petits-enfants et à toutes les générations à venir ? Dans quel état se trouve notre planète? Quelle responsabilité ? Quel engagement pour le futur ?

Et se souvenir « Traitez la terre, la nature et les animaux comme il se doit; elle ne vous a pas été donnée par vos parents, elle vous a été prêtée par vos enfants. »

 

Une lecture du Manifeste en  232 points qui mérite le détour et qui feront souffrir quelques gauchistes.

Industrial Society and its future


https://www.washingtonpost.com/wp-srv/national/longterm/u...

 

Le texte intégral en français traduit de l’anglais américain par Jean-Charles Vidal.

http://editions-hache.com/essais/pdf/kaczynski1.pdf

 

Netflix a également sorti en 2017, une série bien documentée - Manhunt : Unabomber

 

 

14:05 | Tags : unabomber, ted kaczynski | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | |

25/01/2018

Président ex-pâquisard sur le banc des corrompus - Lenín Moreno

foto 17085877726_930bcd4804_z.jpgMon invité pour des questions de sécurité préfère garder l' anonymat - Dénoncer la corruption en Equateur vous envoie direct en cellule. C'est le vice-président qui en fait la triste expérience, le 13 décembre 2017. Une audience publique et contraire à la loi a condamné à six ans de prison le vice-président de l’Equateur, Jorge Glas (en photo à gauche). Tout cela sur fond d'agitation politique en Amérique latine marquée par des coups d’Etat corrompus montés et dirigés par les puissances étrangères, les multinationales et les bourgeoisies de la région. Un cocktail malheureusement très connu et prémédité, chronique d’une mort annoncée pour Glas qui subit la détention arbitraire, les fausses accusations, les témoins corrompus, les menaces sur sa famille.

Condamné sans tenir compte du principe fondamental de la légalité des délits et des peines ainsi que du droit international, le vice-président du pays latino-américain a été mis en prison ferme. Selon le Tribunal Suprême de Justice, le deuxième du gouvernement aurait commis le délit de délinquance organisée et association illicite dans le scandale Odebrecht en Equateur.

Le cas du vice-président a tout pour être considéré comme une persécution politique menée par Lenín Moreno, actuel président du pays et opposant de l’ex-président, Rafael Correa. Glas, homme fort de la ligne politique du corréisme a été le premier homme du pays à avertir publiquement que le président de la république cédait le contrôle des entreprises électriques de l’Etat à une des familles les plus corrompues de l’Equateur, les Bucaram. Le 2 aout 2017, il dénonce formellement des irrégularités dans la gestion présidentielle qui produisent des réactions au sein du gouvernement, du système judiciaire et médiatique. En réponse, Glas est accusé par ces secteurs de délinquance organisée et association illicite sans preuves aucunes. D’un autre côté et sans que la constitution lui en donne le pouvoir et du coup la violant, Moreno relève de ses fonctions le vice-président deux jours après via un décret de loi.

Le système judiciaire ouvre une enquête remplie de nombreuses irrégularités à son encontre. Le Tribunal Suprême de Justice le condamne à six ans de prison ferme en se basant sur des fausses preuves. Santos Odebrecht, responsable de la firme Odebrecht en Equateur et condamné pour corruption, accuse Glas d’avoir reçu des pots-de-vin de sa part sans faits avérés. Il est protégé sous accord par les bureaux du procureurs brésiliens et équatoriens et ne peut donc être interrogé par la défense du vice-président. Plus de 70 personnes ont témoigné dans le cas du vice-président, néanmoins aucune d'entre elles a affirmé avoir des liens directs ou indirects avec lui. Alors de se demander, comment peut-il exister d’association illicite dans ce cas ? Il n'y a personne.

L’apparition d’une clé USB est aussi une des preuves utilisées contre Glas. Par contre, l’expert judiciaire chargé d’analyser cette pièce de conviction dit qu’elle n’est pas une source fiable et ne détient aucun document lié à Odebrecht ; la personne qui a présenté la pièce dit avoir jeté l'ordinateur qui renfermait  l’élément. L’expert est donc sanctionné par la cour. Encore plus étonnant, les experts judiciaires ont été pris par la suite comme témoins par le fiscal Baca chargé du cas pour accuser Jorge Glas. La défense n'a pas été autorisée à questionner les procédures du fisc ainsi que celles des juges du Tribunal Pénal de la Cour Nationale. Des appellations ont été interposées, mais elles ont toutes été rejetées. Il faut rappeler que Baca est également sous enquête judiciaire pour détournement de fonds. Actuellement, la justice prépare encore contre Glas une accusation pour vol pouvant le condamner à 41 ans de prison.

Les Equatoriens sont malmenés par la justice, entièrement sous la coupe du Président, et appuyée par les médias aussi sous tutelle prompte à falsifier les informations pour servir le premier du pays. Ils s’affrontent avec un modus operandi politique orchestré par les Etats-Unis et les plus hauts cercles sociaux de la corruption latino-américaine. L’exemple peut être perçu dans le cas de l’ex-président Lula da Silva au Brésil condamné cette semaine à 12 ans de prison dans le cadre d’une chasse aux sorcières qui pousse des millions de brésiliens dans les rues soutenant da Silva.

De son côté, la famille du vice-président équatorien est aussi victime d’espionnage, répression étatique et judiciaire. Elle demande à ce que cette chasse aux sorcières cesse et demande également à ce que justice soit faite : Jorge Glas, prisonnier politique doit être libéré immédiatement.

Des zones d'ombre et des questions demeurent : que cherche donc l’actuel président équatorien qui pourtant bien qu'ayant vécu de 2013 à 2016 dans la capitale des droits de l’homme, à Genève, est le premier à ne pas les respecter ? A quels intérêts répond-il ? Pourquoi cet ex-pâquisard aisé de la société équatorienne cherche-t-il par une consultation populaire illégitime à s’approprier les pouvoirs judiciaires et exécutifs mettant ainsi en péril la démocratie en Equateur ? Equatoriens, latino-américains et bien au-delà dans le monde, tous se posent la même question.

 @Photo Jorge Glas

Version espagnole

 

Mi invitado por razones de seguridad prefiere permanecer en el anonimato:

 

Un corrupto que habitó Ginebra en el banco de los acusadores – Lenín Moreno

 

3262730199.jpgDenunciar la corrupción en Ecuador lo envía directamente a la cárcel. Es el vicepresidente de dicho país quien realiza la triste experiencia el 13 de diciembre de 2017. Una audiencia pública y contraria a la ley condenada a seis años de prisión el vicepresidente de Ecuador, Jorge Glas (en la foto de la izquierda). Todo esto en el contexto de la agitación política en América Latina marcada por golpes de Estado corruptos creados y dirigidos por potencias extranjeras, multinacionales y burguesías de la región. Un cóctel tristemente conocido y premeditado que narra la muerte de una crónica anunciada para Glas que está sujeto a detención arbitraria, acusaciones falsas, testigos corruptos y amenazas a su familia.

Condenado sin tomar en cuenta el principio fundamental de la legalidad de los crímenes y las penas, así como el derecho internacional, el vicepresidente del país latinoamericano fue encarcelado. Según la Corte Suprema de Justicia, el segundo del gobierno cometió presuntamente el delito de crimen organizado y asociación ilegal en el escándalo Odebrecht en Ecuador.

El caso del vicepresidente tiene todo para ser considerado como una persecución política liderada por Lenín Moreno, actual presidente del país y opositor al ex presidente, Rafael Correa. Glas, hombre fuerte de la línea política del correismo, fue el primer hombre en el país en advertir públicamente que el presidente de la república estaba entregando el control de las compañías eléctricas del Estado a una de las familias más corruptas de Ecuador, los Bucaram. El 2 de agosto de 2017, él denuncia formalmente las irregularidades en la gestión presidencial que producen reacciones dentro del gobierno, el sistema judicial y los medios de comunicación. En respuesta, Glas es acusado por estos sectores de crimen organizado y asociación ilícita sin evidencia alguna. Por otro lado, y sin que la constitución le otorgue el poder, Moreno releva de sus funciones al vicepresidente dos días después mediante un decreto de ley. El presidente viola así la carta magna ecuatoriana.

El sistema judicial abre una investigación llena de irregularidades en su contra. La Corte Suprema de Justicia lo sentencia a seis años de prisión sobre la base de pruebas falsas. Santos Odebrecht, jefe de la firma Odebrecht en Ecuador y condenado por corrupción, acusa a Glas de recibir sobornos de él sin ningún hecho probado. Está protegido por acuerdo de las fiscalías brasileña y ecuatoriana lo que lo protege de ser interrogado por la defensa del vicepresidente. Más de 70 personas testificaron en el caso de Jorge Glas, pero ninguno de ellos afirmó tener vínculos directos o indirectos con él. Entonces, surge una pregunta, ¿cómo puede haber una asociación ilegal en este caso si los miembros de la asociación no se conocen entre sí?

La apariencia de una llave USB es también una de las pruebas utilizadas contra Glas. No obstante, el experto forense responsable de analizar esta prueba de convicción dice que no es una fuente confiable y que no posee ningún documento relacionado con Odebrecht; la persona que introdujo como prueba el elemento informático dijo haber tirado la computadora que contenía las informaciones encontradas en esta última. El experto forense es por consiguiente sancionado por el tribunal. Aún más sorprendente es el hecho de que los peritos judiciales fueron tomados como testigos por el fiscal Baca encargado de investigar y acusar a Jorge Glas. No se permitió a la defensa cuestionar los procedimientos de las autoridades fiscales, así como los de los jueces del Tribunal Penal de la Corte Nacional. Las apelaciones se interpusieron, pero todas fueron rechazadas. Debe recordarse que el fiscal Baca también está bajo investigación judicial por malversación de fondos. Actualmente, los tribunales están preparando otro cargo más contra Glas por robo, lo que podría condenarlo a 41 años de prisión.

Los ecuatorianos son así maltratados por la justicia nacional, completamente bajo el control del presidente quien es apoyado por los medios de comunicación, también bajo la tutela que los incita a falsificar la información para servir al presidente de la república. De tal forma, el pueblo choca con un modus operandi político orquestado por los Estados Unidos y los círculos sociales más altos de la corrupción latinoamericana. El ejemplo se puede ver en el caso del ex presidente Lula da Silva en Brasil condenado esta semana a 12 años de prisión como parte de una cacería de brujas que ha impulsado a millones de brasileños a tomarse las calles que apoyan a da Silva.

Por su parte, la familia del vicepresidente ecuatoriano también es víctima de espionaje, represión estatal y judicial. Exige que cese esta caza de brujas y también que se haga justicia: Jorge Glas, prisionero político, debe ser liberado de inmediato.

Varias son las sombras que aquí surgen: ¿que busca el actual presidente ecuatoriano quien viviendo del 2013 al 2016 en la capital de los derechos humanos (Ginebra), es el primero en irrespetarlos? ¿A qué intereses responde? ¿Porqué este ex habitante ginebrino de la alta sociedad ecuatoriana busca una consulta popular ilegitima y apropiarse de los poderes judiciales y ejecutivos el 4 de febrero, poniendo así en peligro la democracia en Ecuador? Ecuatorianos, latinoamericanos y muchos más pueblos en el mundo se hacen las mismas preguntas.

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13/01/2018

Louis Ferdinand Céline, bagatelles pour un cochon

celine.jpegMoi je suis un raffiné….authentiquement raffiné …..j’enculagaille la moumouche…beaucoup de vaseline…encore plus de patience…Eléphant encugule fourmi.

De dur dans des durs…j’endure….passion ravageuse dans une jambe de danseuse…Ferdinand te voilà avec un nouveau vice ! Tu veux lutiner les étoiles ? Avec ta tête de satyre. Forcené, raidi, crispé, qu'ils ont écrit tous, dans une très volontaire obstination à créer le scandale verbal... Monsieur Céline nous dégoûte, nous fatigue, sans nous étonner... Un sous-Zola sans essor... Un pauvre imbécile maniaque de la vulgarité gratuite... une grossièreté plate et funèbre... M. Céline est un plagiaire des graffiti d'édicules... rien n'est plus artificiel, plus vain que sa perpétuelle recherche de l'ignoble... même un fou s'en serait lassé... M. Céline n'est même pas fou... Cet hystérique est un malin... Il spécule sur toute la niaiserie, la jobardise des esthètes... factice, tordu au possible son style est un écurement, une perversion, une outrance affligeante et morne. Aucune lueur dans cet égout !... pas la moindre accalmie... la moindre fleurette poétique... Il faut être un snob "tout en bronze" pour résister à deux pages de cette lecture forcenée... Il faut plaindre de tout cœur,….il nous faut parcourir de telles étendues d’ordures.

Ferdinand !... Mais attention ! pas d'ordures ! Tous les prétextes seront valables pour t'éliminer ! Ta presse est détestable... tu es vénal... perfide, faux, puant, retors, vulgaire, sourd et médisant !.

Voilà ce qu’on dirait pour ma pomme ... ce foutu vociférant. Et puis qu'il crève au plus vite!..."Aurez-vous la bonté de me mettre ?... la colonisation de vos fesses, ces enculages infini de mouches, dévorer l’adorable étron, s’en foutre à bite que veux-tu, l’avoir dans le cul, tambouriner ces pauvres merdes, le vermicule tombé du cul, saluer la chute du papier de ces faux étrons, on prend bite ou chandelle dans la douche ? Du beurre au cul,  du myriakilogrammique en chiasse, idolâtrer la merde, crever de trouille dans le fond du froc, avec ces bites surprenantes s’enculer sur votre martyr, avec mille baïonnettes dans le cul, défécatoires, qu’ils aillent tous se faire carrer derrière la murailles, les stercophages.

Tendez vos fesses ! Enculailleur irrésolu poitrineux. 

 "Gardez- vous bien d'acheter un seul livre de ce cochon ! Vous êtes prévenus ! Vous auriez tout à regretter ! Votre argent ! Votre temps !"

Céline se connaissait mieux qu’on le connaît, taraudé par le "inferiority-complex", envieux et jaloux, à en devenir fou. Son texte "Bagatelles pour un massacre" a quelque chose de diarrhéique; de l'écoulement ininterrompu, sans retenue, à l'odeur fétide, un texte qui sort bien de ce qu’il adorait de façon hystérique : le trou du cul.

Il ne nous reste plus qu'à  tirer la chasse d'eau pour quitter cet univers fécal, ouvrir grand les fenêtres et dégager cette puanteur pestilentielle qui vous salit jusqu'au tréfonds de l'âme.

 

"Du ! Dumenkopf ! wirst du nimmer doch Sozial denken ?" 

 

Pour ma part, je suis contre la censure, qu'on nous laisse en toute liberté juger de cette oeuvre immonde "Bagatelles pour un massacre" truffée de fautes d'orthographe et tenter de comprendre comment un écrivain peut tomber si bas. Excusez-moi ! si profond.

 

 

Extraits du texte Bagatelles pour un massacre.

 

 

 

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10/12/2017

Le mendiant

XVM53ac2e86-2034-11e6-89ff-2687e38b48df.jpegDans le hall du métro, à la Défense, à Paris, je fais la queue pour acheter mon ticket de métro, je n’ai que quelques pièces de monnaie dans la main. Près du distributeur, un mendiant assis tend son gobelet en carton avec un léger tremblement qui fait tintinnabuler ses piécettes.

La moustache bien taillée, le regard vif, un corps transi de froid, il doit avoir la soixantaine ; il imite à merveille le quasi tétraplégique, au visage un brin paralysé atteint d’un léger Parkinson.

Je lui signifie avec quelques gestes que je lui  donnerai quelque chose après avoir payé mon ticket, ne sachant plus exactement combien il coûte. La file est interminable, j’ai peur de manquer mon train,  à la Gare de Lyon. Enfin, mon ticket en poche, je donne quarante centimes d’euro au mendiant.

Je fonce vers les portiques automatiques, j’introduis mon ticket dans la borne et avec cette gaucherie qui me caractérise, je laisse légèrement glisser mon ticket dans une fente qui n’a rien à voir avec celle qui aurait dû me permettre  d’ouvrir le portillon automatique  , et, voilà qu'il glisse irrésistiblement, s'engouffre, je le tiens juste par le coin avec mon gant et comme s'il avait décidé de partir en goguette, il disparaît  :

- Je perds mon billet ! A mon grand désarroi.

Le mendiant voit toute la scène, il est désolé pour moi, une réelle empathie se lit sur son visage;  il regarde au fond de son gobelet le montant qu’il a récolté et hésite. Tout à coup, comme une illumination sur son visage, le « tétraplégique se lève d’un bond » , me fait des grands signes pour le suivre, nous traversons le hall au pas de course, il appuie sur le bouton de l’interphone et j’explique à une dame au bout de l'appareil ce qui s’est passé. Elle reste surprise et me dit que c’est la première fois qu’une telle chose se produit, je lui explique que les gauchers ont l’art de réinventer le monde. Le mendiant confirme qu’il a été témoin de la scène et de rajouter à la dame "Moi, tout vu, billet partir,pfff... pfff....envolé !"-  Le portique s’ouvre enfin ! Je remercie mon sauveur du moment car si j’avais dû refaire la queue, assurément, je ratais mon train pour de bon et le dernier du jour,  me forçant à devoir rester la nuit, à Paris.

Il s’en va se rasseoir en mode tremblotements et paralysie et me décoche un clin d’œil, avec il faut le dire une certaine fierté d’avoir pu, lui, aider quelqu’un.

 

 

 PS :  pour tous ceux qui détestent les mendiants, je ne ne juge pas la pauvreté.

 

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02/12/2017

Eliahu Itzkovitz - Une histoire à deux mains

Souvenez-vous de l’histoire que j’avais écrite sur ce blog,  il y a quatre ans déjà. Le récit de  vengeance d’un enfant juif roumain rescapé d'une tuerie, Eliahu Itzkovitz. Je m’étais souvent posé la question:  quelle vie peut-on mener lorsqu’à 12 ans , on  décide de pourchasser l’assassin, un Nazi roumain  qui a éliminé toute votre famille et après avoir fait la promesse à sa mère qui brûle vive sous les yeux du fils,  de la venger, elle et tous les autres ? Et que finalement, l'enfant devenu jeune homme,  achève ce bourreau après avoir déserté de l’armée, être  passé par La Légion étrangère  et enfin mettre la main sur le criminel et le tuer de 32 balles  dans les rizières de Diêp Biên Phu en Indochine?

A quoi peut ressembler la vie après un tel drame ? J’interrogeai des psychologues, tentai de remonter le fil de l’existence de cet homme. Aucune piste n’aboutissait, il était totalement sorti des écrans radars, et pour cause, on l'apprendra par la suite; missions secrètes en Allemagne.

En décembre 2016, je reçus un email inattendu d’un Tunisien juif,  vivant en Israël et s’avérant avoir été l’ami, le confident, quasiment le frère et voisin de cet homme,  à l’existence si tourmentée. Il me félicita pour mes billets bien tournés mais assurément, selon lui,  il me manquait des informations et certains faits étaient erronés, heureusement que j’avais précisé «récit inspiré de la vie de……. » ce qui laissait une marge pour la fiction.  Inutile de vous dire que j'ai fait un bond, me suis levée de ma chaise et fais une espèce de danse des Sioux pour remercier cet homme envoyé par la Providence et qui allait enfin me donner les éléments de la suite de l'histoire que je traçai désespérément depuis si longtemps, sans résultat aucun. 

Après quelques échanges email, nous décidâmes de nous lancer dans la vraie histoire  qui vient d’être achevée, il y a trois jours. Un récit qui apporte enfin une réponse à toutes mes questions sur « Le que devient-on après  ?»

Le  plus étrange dans cette collaboration est que le hasard nous a réunis autour d’une histoire de vie commune; deux personnes originaires de Tunisie alors que le héros de notre histoire est aussi passé par ce pays et a pu y trouver refuge et nous trois, à des années différentes,  sommes passés aussi par Marseille en prenant le bateau, Tunis-Marseille et sans doute par la Gare Saint Lazare ensuite. 

A deux mains, par deux personnes nées en Tunisie, de confessions différentes, de sexes différents, de métiers différents ; nous avons réussi une œuvre qui trouvera sans doute preneur et de rappeler que oui, comme nous l’avons écrit tous deux, la Tunisie avait été un pays de tolérance ;  un beau pays où il faisait si bon vivre ensemble. 

Nous avons réuni sur quelques belles pages, une douce nostalgie au détour du drame d’un Roumain qui lui aussi a raconté et décrit  , un  accueil d’une hospitalité exceptionnelle. Enfin, pour lui,  de la douceur après avoir vécu dans la Légion étrangère, l’enfer de la guerre d’Algérie et pour qui le seul but était sa mission personnelle:  achever l'assassin des siens.

Eliahu Itzkovitz entrera dans le Dictionnaire de la Légion, -  publié en 2016 pour ses 150 ans- ,  pour avoir reçu la Croix de guerre. La Légion en lui remettant la médaille a  cru que Eliahu Itzkovitz avait ramené le corps de  son commandant, - le bourreau de sa famille- , tué sous les balles Vietminh afin qu'il soit enterré sous le drapeau de la Légion, alors qu'en réalité, c'est lui qui venait de l'achever.)

Le titre du livre à venir « Eliahu Itzkovitz – La promesse de vengeance d’un enfant juif. » (encore sous réserve de modification pour un titre final)

 

PS : La question qui m'a taraudée longtemps  et la réponse possible:

Et pourquoi a-t-il ramené le corps de ce bourreau au risque de sa vie, sous les feux des mitraillettes des Vietminh,  alors qu'il aurait pu le laisser pourrir dans les rizières ?  La réponse est que Eliahu avait reçu une éducation religieuse par son père, et que par ce geste il autorisait même le pire de ses ennemis à recevoir le rite funéraire.

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25/11/2017

La règle d’or universelle du Sage Hillel

9782226157089-j.jpgPar la plus pure des coïncidences et en attendant des amis en retard, j’achetai le livre de Mireille Hadas-Lebel « Un sage au temps de Jésus » œuvre que je n’aurais jamais songé à acquérir si je ne m’étais ennuyée au point de lire pour faire passer le temps, à coup de pages tournées.

Grand bien me fit! Lorsqu’on me tendit le livre que je venais de payer, j’ai alors senti que j’avais rendez-vous avec cet ouvrage d’une grande érudition qui m’a littéralement enthousiasmée et de surcroît écrit par une historienne française spécialiste de l’histoire du judaïsme, née en Tunisie. Ce petit pays a décidément donné de grands esprits.

Hillel l’Ancien, Hillel le Sage, Hillel le Babylonien qui vécut à Jérusalem sous le règne de Hérode autant de noms pour cette plus grande figure de l’histoire juive dont l’enseignement a une dimension universelle et qui nous invite à penser à l’humanisme comme pilier de nos croyances , résumé en une seule phrase.

Tandis qu’un païen se présenta un jour devant Hillel et lui demanda « Convertis-moi, et apprends-moi toute la Torah tandis que je me tiendrai sur un seul pied ! ». Celui-ci répondit : "Ce que tu hais,  ne le fais pas à ton prochain ( traduit aussi par ce qui est détestable à tes yeux, ne le fais pas à autrui) ceci est toute la Loi, le reste n’est que commentaire. Maintenant, va et étudie."

Une règle d’or que toutes les religions semblent avec acceptée sous des formulations diverses, il ne reste plus qu’à l’appliquer, mais elle suffirait à résoudre tous les problèmes du monde et sa mise en pratique répondrait à la plus haute exigence morale. Cette règle d’or pour seule religion abolirait les haines interreligieuses et toute forme de discrimination et d'exclusion. Nous sommes unanimes sur ce principe universel et nous pouvons sans crainte aucune nous nourrir à cette source commune.

Sans doute la Sagesse de Hillel a une portée universelle et intemporelle et nous pouvons tous l’accepter en son immense sagesse.

"Tout le reste n’est que commentaire, va et étudie."

 

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18/11/2017

Zimbabwe - Manifestation historique à Harare

23621563_10215453222592747_342520791155455221_n-1.jpgHarare- Le peuple zimbabwéen chante et danse dans les rue de Harare, en ce samedi 18 novembre,  enfin libéré d'un Mugabe sénile et d'une Grace ambitieuse, surnommée "Lady Gaga", une épouse dont le seul but politique était d'amasser un maximum d'argent et de faire du shopping et de rappeler sur la pancarte d'un manifestant qui ne manque pas d'humour que le pouvoir n'est pas sexuellement transmissible. Robert Mugabe âgé de 93 ans est assigné à résidence et est invité à démissionner quant à  son épouse, elle aurait été escortée jusqu'en Namibie (Windhoek dément)  à défaut de pouvoir se rendre en Afrique du Sud où elle risque d'être immédiatement arrêtée pour plainte déposée à son encontre pour violence, il y a quelques mois.  Trois des ministres du vieux président sont détenus. Une situation qui intervient après le limogeage du vice-président Emmerson Mnangagwa en faveur de la première dame, ce qui  a précipité ce qui ressemble à un coup d'état militaire ou du moins  un coup de force de l'armée  qui a pris le contrôle du pays.

La manifestation historique anti-mugabe organisée à l'appel des vétérans de la guerre de libération nationale du Zimbabwe a  regroupé des milliers de personnes qui se répartissent entre le stade historique où Mugabe avait prononcé son discours  en 1980 et la State house, vieille résidence officielle mais symbole du pouvoir. Des  pancartes au nom de Mugabe sont décrochées. Même son parti Zanu-PF est prêt à lâcher le "camarade" après 37 ans de pouvoir.

Il semblerait que la police réputée pour être corrompue et qui ne suit pas l'armée fait du zèle en tachant de profiter de l'agitation pour amender un maximum de gens et rançonner à tout va, ceux-ci préfèrent se calfeutrer chez eux depuis mercredi et éviter toute confrontation. Le rapport de force police-armée risque de devenir la prochaine tension majeure dans les jours à venir. 

Une situation fragile qui pourrait basculer  et devenir explosive si l'armée ne contrôle pas de facto immédiatement le pays. Des élections anticipées sont évoquées après cette "révolution de palais" qui rappelle le coup d'état médical en Tunisie, "ni sang, ni cartouches", réalisé le 7 novembre 1987 par Ben Ali et soutenu par l'armée, invoquant la sénilité du feu président Bourguiba alors âgé de 84 ans. Par la suite, on verra le règne corrompu de Ben Ali dont l'épouse Leila sera tout aussi ambitieuse et comploteuse que la Grace Mugabe , en espérant que la suite zimbabwéenne soit plus glorieuse que la Tunisienne. Deux parallèles situés à trente ans d'écart, le même mois et sept jours de différence et dont on peut tirer des leçons, à croire que ce sont les mêmes mains qui oeuvrent ou n'est-ce que le fruit du hasard ? Coincïdence tout hasardeuse ?

Tunisie - 7 novembre 1987

Zimbabwe- 14 novembre 2017

 

Rien de nouveau sous le soleil ! 

 

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21:14 | Tags : zimbabwe, harare | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

14/11/2017

Le dernier coup de gueule de Noura Borsali, militante tunisienne

1-2.jpgCe matin, ce fut un choc en apprenant le décès de Noura Borsali journaliste et écrivaine et qui a été invitée, autrefois,  sur mon  blog.

Une militante pour les droits de l'homme, de gauche et féministe et qui ne mâchait pas ses mots,  elle était de surcroît, passionnée de culture et de cinéma. Lorsque je lui rendais visite à Tunis et que je logeais chez elle, dans son appartement bourré de livres et d'articles découpés;  le café et le croissant m'accueillaient au saut du lit.  Sur sa  table de travail,  le scrabble déjà installé m'attendait de pied ferme, elle fulminait d'impatience et tout en buvant mon café j'alignais déjà les mots tandis qu'elle commentait les nouvelles du jour.

Elle avait réalisé un travail de mémoire extraordinaire sur mon père , le militant nationaliste Lazhar Chraïti, dans le cadre de la rédaction de son livre et d'un article pour le journal Réalités, "Tentative de coup d'Etat de 1962 en Tunisie "une enquête serrée sur le terrain qui l'avait menée jusqu'à Genève, jusqu'à nous et avec quelle pudeur, elle posait ses questions. Lors de ses passages dans la cité de Calvin, elle adorait filer  acheter des dizaines de bouquins  aux Livres sur les Quais à Morges en s'extasiant sur le paysage tandis que nous déambulions en citant  les derniers livres lus.

Déçue par le Printemps arabe comme la plupart des intellectuels tunisiens, elle espérait quand même le changement. Elle avait démissionné en sa qualité de membre de l'instance Vérité et Dignité en 2014, en claquant la porte et en dénonçant les pratiques douteuses, une femme entière et sans compromis.

Une dernière partie de scrabble où j'inscris son nom en lettres d'or, le nom d'une femme qui s'est battue pour l'élan démocratique du Printemps arabe et qu'elle a vu se transformer en sanglots longs des violons de l'automne. Une figure emblématique tunisienne qui s'en va et qui nous laisse en héritage le courage de dénoncer et de se battre.

Ce qui aurait pu être son  coup de gueule : "salut les amis, je m'en vais  ! Bon vent à vous tous et tenez bon, on finira par y arriver à la démocratie, vive la Tunisie  !"

 

Paix à son âme!

 

 

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06/11/2017

Catalogne – Jusqu’au bout…..la liberté

DSC01275.jpgBarcelone - « Le mercredi 8 novembre vous aurez la plus grande grève générale en Catalogne qu’on ait jamais connue de mémoire de Catalans ». L’homme se tient dignement devant moi, une moustache et un bouc taillés à la Diego Velázquez ornent un visage émacié. Il parle posément, de petite taille  mais d'une grandeur certaine. Il est planté au milieu d'un décor étrange, composé  de masques et d'arlequins fabriqués de façon artisanale depuis plusieurs générations dans son atelier. Tous ses masques et figurines semblent nous observer et nous écouter parmi lesquels des têtes d’animaux, tout le bestiaire humain est là , témoin de ce monde fantasque qui est le nôtre.

- " Ce qui arrive en Catalogne est grave.  Nous, gens si pacifiques avons été battus par la police qui a laissé infiltré des casseurs, à savoir des policiers en civil, pour donner une raison de nous frapper. Les racines du mal sont historiques, nos liens avec Madrid ont toujours été difficiles. Franco est mort, mais le franquisme,  lui, a survécu. Nous sommes revenus plusieurs siècles en arrière avec ce qui s’est produit; le gouvernement espagnol s’est assis sur la volonté populaire des Catalans. Il n’y a pas de justice indépendante mais une justice politisée qui a permis de jeter nos politiciens en prison, et c’est inacceptable.

- Le roi qui aurait dû rester neutre et mesuré a repris le discours mot à mot de Rajoy, du copier-coller d’extrême-droite ! et de secouer la tête tristement en lâchant ces mots. 

- Jamais l’Espagne n’a voulu, ni écouter, ni dialoguer, ni trouver des solutions et encore moins entrer en matière. Héritière du franquisme, elle continue une autre forme de dictature, du reste la constitution rédigée en 1978 et son article 155 qui permet de suspendre l’autonomie de la Catalogne sont une émanation du régime dictatorial encore vivant après la mort du « caudillo » en  1975 et qui a imprégné toutes les institutions jusqu’à ce jour.

- La Catalogne est sous tutelle de l’Espagne, alors que nous sommes une région riche, une région culturelle. Toutes nos lois sont balayées par Madrid, nous voulions soulager les familles pauvres en leur épargnant certaines taxes, refusé ! Le projet du couloir méditerranéen,  véritable levier économique pour la région et les habitants est quasiment à l’arrêt ! Pieds et mains liés,  nous sommes.

- Nos élus sont emprisonnés, véritable action contre la démocratie. Après cela, nous n’avons plus le choix, nous les Catalans, nous devons dorénavant nous battre jusqu’au bout, nous battre jusqu’à la liberté."

 

Affiché sur la mairie de Barcelone (Ayuntamiento de Barcelona)

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©  Crédit photos D. Chraïti

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05/11/2017

Crème catalane à la sauce suisse

Unknown-1.jpegBarcelone - Miquel est gérant d'un restaurant à la plaça Reial, quartier très animé où promeneurs, jongleurs, acrobates, mendiants, cracheurs de feu, lanceurs indiens ou pakistanais  d'objets volants non identifiés et luminescents projetés dans le ciel,  à 10 mètres, se croisent pêle-mêle. A deux pas de là, proche d'un hôtel chic, une scène de la drogue classique; chiens bandanas, cabas plastiques, chariots de magasin remplis d'affaires récupérées, deal traité sur fond de voix éraillée et caverneuse; des visages creux et translucides sur des corps décharnés où le cuir clouté et les tatouages s'entrelacent entre piercing et autres scarifications quand ce n'est pas tout bonnement des traces de bagarres pochant l'oeil et striant les lèvres. Un petit commerce sous le regard indifférent des policiers assis dans leur fourgon blindé bleu, concentrés plutôt sur Les Ramblas entre deux textos. 
Miquel est intarissable sur le sujet de l'indépendance de la Catalogne, tandis qu'il m'enduit de pommade grasse mes petits doigts brûlés par les anses en acier du plat à paëlla et sans savoir que je viens de Genève. Il se lance sur les bienfaits du fédéralisme suisse, modèle à suivre pour la Catalogne.
Il explique comment les Catalans en sont arrivé là.
- Que pouvait-on espérer de plus après 18 demandes de référendum rejetées par Madrid.
- Des centaines d'entreprises parties, vous dites ? C'est de la manipulation d'information, certes Madrid a rappelé un certain nombre de succursales, mais on les compte sur les doigts de la main, se défend-il. 
- Une guerre civile? Vous n'y pensez pas, les Catalans sont des pacifistes qui évoluent dans une économie saine, mais  regardez-les donc, (il désigne la place d'un geste ample pour montrer les badauds) cette bonhommie ambulante les transformerait en guerriers? Jamais !
- Non, maintenant, il faudrait des médiateurs, des Suisses par exemple et qui viennent nous expliquer comment il faut  faire pour sortir de cette impasse imposée par Madrid qui remet en question le processus démocratique après avoir jeté en prison nos ministres. C'est de la dictature, tout simplement!
Ça brûle moins? La sensation douloureuse disparaîtra d'ici quelques minutes, vous verrez. Ici aussi,  en Catalogne, ça chauffe!
- Laissez-moi vous offrir le dessert, une  crème catalane, c'est la meilleure de Barcelone! Des médiateurs suisses, voilà ce qu'il nous faut pour nous en sortir.  Ce qui se passe actuellement, n'est absolument pas démocratique, c'est révoltant, nos élus sont jetés en prison, ce sont des prisonniers politiques tout simplement ! 
 
Suite prochain billet -Catalogne, jusqu'au bout...la liberté !
 

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 La démocratie plus fragile que des bulles de savon 
 

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UN AUTRE DEFI POUR LA DEMOCRATIE, LA PAUVRETE

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©  Crédit photos D. Chraïti 

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