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Regards croisés

  • « L’art est la rupture du silence»

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    images.jpg« L’art est la rupture du silence » dixit le compositeur Dimitri Chostakovitch. Je viens de terminer ses mémoires et reste persuadée que nous avons rendez-vous avec les livres. Je suis tombée sur un ouvrage traitant de la vie du compositeur Chostakovitch en me promenant aux Bastions, posté entre les grilles du parc à hauteur de la rue Saint-Léger, parmi une trentaine d’autres livres ainsi exposés dans la rue.

    D’emblée, il a attiré mon regard, un livre noir, épais de 321 pages,  édité chez Albin Michel et qui semblait me faire de l’œil, sur la première page d’une minuscule écriture, on peut y lire Sarah Dorian, novembre 87 et qui rappelle à qui appartenait l’ouvrage.

    Hallucinant ! Terrorisant, les rapports des artistes sous Staline tous mis sous tutelle.  Le compositeur russe sait décrire avec une précision toute chirurgicale les folies du « Coryphée des Arts ». Staline contrôlait tout de façon démentielle avec une passion perverse particulière pour le cinéma et il fallait craindre chaque succès qui aurait pu lui faire de l’ombre comme autant de clous dans le cercueil.

    Symphonies adorées puis critiquées comme « formalistes » « anti-prolétariennes » »bourgeoises » et il fallait s’attendre à des coups contre votre porte, frappés aux poings, à l’aube et un départ pour un camp en Sibérie. A chaque critique, le compositeur n’en dormait plus faisant des cauchemars terribles, il décrit cette peur qui ne vous lâche plus. Combien d’artistes morts en camps et de poètes assassinés. Pour exemple, Staline fit réunir sous prétexte que "leur vie devienne meilleure et plus gaie" tous les chanteurs populaires aveugles de  l'Ukraine pour un premier congrès réunissant tous  les "lyrniks et "bandouristes".  Il les fit alors tous fusiller pour ne plus les avoir dans la rue car il était impossible de les censurer, ils chantaient à tout va tout ce qui leur passait par la tête, leur cécité leur permettant de dire tout ce qu’ils voulaient sans écrit et sans preuve.

    Mais nombreux artistes ont résisté et immanquablement aux dépens de leur vie. Le poète Evgueni Evoutchenko dénonce dans son poème « Babi Yar » le pire massacre de Juifs qu’on connaisse qui s’est déroulé dans un ravin près de Kiev en Ukraine. Les 29 et 30 septembre 1941, les Einsatzgruppen tuent à bout portant plus de 33'000 juifs. Staline imposera le silence sur ce massacre, il ne vouIait pas se mettre à dos son grand copain Hitler.

    Dimitri Chostakovitch en mémoire de ce massacre et inspiré par le poème de Evoutchenko composera la Symphonie n°13 « Babi Yar », le compositeur très féru de musique yiddish a toute sa vie dénoncé l’antisémitisme crasse qui régnait en Russie et n’a jamais caché son goût pour cette musique qu’il trouvait passionnante et qu’il aurait fallu taire. Montrer un intérêt pour la musique juive ou tzigane pouvait vous conduire aux camps comme personne déviante.

    L’art devrait toujours être la rupture du silence et briser ce silence en ces temps de terreur équivalait à signer son arrêt de mort.

    Les Mémoires de Dimitri Chostakovitch, propos recueillis par Solomon Volkov est une œuvre inoubliable car non seulement le compositeur est pris dans les filets de l’Histoire sous une des plus féroces dictatures mais il décrit de façon précise son processus créatif et montre un lien entre littérature et musique avec une préférence pour Tchekhov. Il devrait toujours y avoir une sonorité musicale dans l’écriture conclut le compositeur russe, il pense à Shakespeare qui aimait assurément la musique.

    Je remercie celui ou celle qui a posé ce livre entre les grilles du parc des Bastions, côté rue Saint-Léger. Depuis,  j’ai écouté toutes les symphonies du maestro russe en lisant ses Mémoires et lu du Tchekhov en écoutant la musique de Chostakovitch inspirée du Violon de Rothschild, une démonstration magnifique de l'inextricable lien musique-littérature et comment un art devrait se  nourrir de l'autre.

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    J’en profite pour vous demander de pardonner mon silence, je viens de terminer la rédaction du roman Benkos Biohò, il est en cours de correction et part chez les éditeurs. Deux ans de travail, je suis entre deux états d’âme, un peu sonnée par l’absence de mes personnages, avec cette sensation de vide quand on met le point final.Il faut retrouver ses repères, c'est comme si vous aviez accueilli  des invités pendant deux ans chez vous.  Bruits, récits, couleurs, odeurs, fêtes, drames et puis soudain plus rien. Ils sont tous partis, la maison est vide. Et puis, il a fallu que je fasse vérifier la traduction en hébreu de mon ouvrage précédent publié sur Amazon, "Eliahu Itzkovitz - La vengeance d'un enfant juif" et qui laisse songeur.

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  • Eclairage public et sécurité : un tandem mis à mal

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    6fcdcbcbd4a388f4af2c0cb814528f77-1513242848.jpgBientôt, on vivra une nuit sans lumières et voir relancer le débat sur l'insécurité; une bonne vieille controverse. Sous Louis XIV, on décide d'éclairer à tout va , la ville appelée aujourd'hui "ville lumière" vivait au Moyen-Âge dans des ténèbres où évoluaient des bandes de voyous prêts à vous délester sous un cri "La bourse, il faut se rendre!". Arcades sombres, tunnels, étroites ruelles coupe-gorges, la nuit était synonyme d'insécurité et de larcins et pour y remédier le couvre-feu était d'usage sous peine d'être amendable. Puis on invite locataires et propriétaires à éclairer leurs maisons ou fenêtres dès 9 heures du soir et se munir d'un seau rempli d'eau en cas d'incendie. Puis des milices portant des falots déambulent dans la nuit pour protéger le bien des bourgeois mais aussitôt assaillies par des brigands sans peur lorsque ce ne sont pas  eux-mêmes qui étaient les voyous qu'il fallait pourchasser.

    Il faudra attendre 1558 pour voir les falots être installés dans la rue, ancêtres des réverbères, mais qui dégagent une fumée irrespirable au grand dam des habitants . Ce système est abandonné durant 100 ans et on revient à la question de la lumière avec l'apparition des porte-lanternes fournis par les épiciers. L'éclairage public fera définitivement son apparition sous Louis XIV.

    L'éclairage sera aussi un excellent élément d'analyse des classes et des privilèges; les bourgeois et le clergé s'éclairaient aux chandelles à la cire d'abeille, tandis que le pauvre se contentaient de la suif qui fallait toujours surveiller et entretenir pour en obtenir une triste lumière jaune et fumeuse pour la voir finalement charbonner après vous avoir admirablement graissé les doigts.

    Donc lorsqu'on se souvient de la lutte pour obtenir cette lumière, on se délecte de nous voir nous acharner à l'éteindre au XXIème siècle au nom de l'écologie et de lumière devenue pollution, nous allons tous plonger dans le noir le plus absolu, au nom des étoiles, de l'univers et du climat. On sera curieux de voir si comme au Moyen-Âge des hordes de brigands feront main basse sur nos goussets, ou alors comment les plus trouillards porteront une lampe-frontale pour avancer à tâtons dans la rue.

    Et puis finalement, le plus intéressant comme on sait que toute activité en lien avec le climat et l'écologie a toujours une bourse prête à se remplir à quelque part, quelle économie avec ces lumières éteintes ? Où iront-elles ? Comment les nouvelles classes se forment avec ces nouveaux paradigmes écologiques de la masse qui se sert la ceinture et de ceux qui se remplissent le porte-monnaie?

     

    Quelle nouvelle forme ont pris les heureux aux chandelles de cire d'abeille et les autres à carburer à la suif ?

    Une petite anecdote personnelle à ce sujet, j'avais emménagé dans mon appartement avec chambre sous les toits uniquement parce que mon velux donnait sur le ciel et donc les étoiles. L'éclairage public de la rue située devant mon immeuble inondait ma chambre et m'empêchait de jouir du spectacle stellaire. J'écrivis au maire qui m'envoya un technicien, un peu bourru qui me dit.

    - Ma p'tite dame c'est quoi votre problème? Ah! bon les étoiles ? Ben faites comme moi dormez la nuit.

    Neuf ans plus tard, la commune éteint l'éclairage dès minuit. J'étais trop à l'avant-garde, je suppose.

    Sur le modèle du  Moyen-Âge nous pourrions ainsi instaurer le couvre-feu sous peine d'être amendable et éteindre l'éclairage public dès minuit.

     

    Reportage de  la RTS sur l'histoire de l'éclairage  public

    Lumières  sur ville

    https://pages.rts.ch/docs/10173856-lumieres-sur-la-ville.html

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  • La fabrication de Greta Thunberg - pour consentement

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    GretaThunbergClimateMarch_02_-1-696x340.jpgUn excellent article circule sur les réseaux sociaux et dont le lien m’a été envoyé par un ami- que je remercie au passage – et qui met en perspective la manipulation « avec la peur climatique » et surtout l’utilisation qu’on en fait. L’auteur Cory Morningstar, elle-même écologiste, environnementaliste engagée, se définit comme journaliste indépendante d’investigation orientée artiste et intellectuelle qui vit et agit loin des règles de conventions standard. Et du reste, on s’en est aperçu, une voix qui s’élève dans la broussaille verte inextricable des réseaux d’intérêt qui tirent les ficelles et qu’on ne peut que remercier ; une voix bienvenue qui décortique les enjeux financiers et économiques de la grande peur verte et qui annonce sans doute le plus grand mouvement fasciste qu’on ait jamais de mémoire d’hommes vu et à côté duquel , Hitler, Staline et Mao pourront se rhabiller. Une dictature mondiale de contrôle sous prétexte de respect de l’environnement, tous sous caméra, suivis, contrôlés, punis et puis on pourra taxer certains peuples plus pollueurs que d’autres et les considérer comme citoyens de seconde zone juste bon à faire disparaître.

    Il est vrai qu’il y a 40-50 ans, on ne parlait que du refroidissement climatique, diffusé sur toutes les chaînes de radio-tv françaises tandis qu’en 1972, 42 climatologues écrivaient au président américain afin de l’alerter sur la gravité du refroidissement climatique, en cours à l’époque . Ensuite, vinrent la peur des pluies acides,véritable fléau, surnommées par un Ministre canadien « paludisme insidieux de la biosphère »puis on se mêle un peu les pinceaux, en expliquant la diminution des pluies acides par le réchauffement climatique mais flûte, on réalise un peu trop tard qu’on en avait besoin de ces pluies acides qui jouaient un rôle fondamental, «  Les pluies acides aidaient l’arctique à contenir sa fièvre. Une fois dans l’atmosphère le soufre a la particularité de renvoyer une partie du rayonnement solaire vers l’espace, comme un parasol. Il combat sans le savoir le réchauffement climatique."

    Sur la lancée, on a continué avec la couche d'ozone et le danger des  CFC (ces composés utilisés notamment comme fluides caloporteurs dans les machines frigorifiques).   Ce  sont les satellites lancés dans l’espace qui nous ont annoncé les trous d’ozone avant on ne le savait, on trouve un coupable, les gaz à effet de serre. Dupont de Nemours propose alors la solution miracle en remplacement des CFCs.

    Autre grande peur, la disparition du Groeland. En 2007 , effet d’annonce,  la glace de la mer Arctique disparaîtra en été d’ici 5 ans, en mars 2008, on nous prédit la disparition du pôle Arctique  pour l’été de la même année, puis on annonce sa disparition totale en 2012 pour quatre ans plus tard, en 2013. La BBC news dans un communiqué alarmiste déclare que les scientifiques nous annoncent la plus terrible nouvelle, à savoir la disparition complète de la glace de ladite mer. Autre drame, la fin du pétrole , alors qu’on découvre encore en Afrique des gisements non exploités, etc.

    Si vous remarquez,  il y a un déplacement du curseur sur la peur, il y a des sujets qui débarquent comme effet de mode, il y a des acteurs qu’on fabrique de toute pièce, un article de 2000 clamant la disparition de la neige en Grande Bretagne a été retiré du journal, heureusement qu’il y a toujours un malin pour l' avoir téléchargé. Allez demander aux aborigènes pourquoi il faut que la forêt brûle pour se régénérer, pourquoi les Lapons vous diront que les chiens de traîneaux que l’on voit courir dans l’eau c’est normal à certains moments de l’année alors qu’on en a fait les une des journaux avec des accents anxiogènes, les pauvres chiens qui courent dans l’eau, à défaut de neige. Mais qui pour les écouter?Ce qu'on veut c'est angoisser les gens et obtenir leur consentement aveuglément sur tout ce qui va se décider au plus haut niveau y compris, parfois, souvent, toujours passer à la caisse.

    Il serait temps de commencer à surveiller de près les « fake news «  en lien avec le climat, la peur est si grande que tout se gobe du premier coup. Gare à l’indigestion. Mais, il n’empêche qu’il y a des écologistes sincères qui travaillent avec de vraies données sans manipulation des chiffres et qu’on n’entend plus tant la cacophonie verte rend sourd.   On préfère balancer une gamine de 14 ans qui vous crie « We don’t have time» et derrière laquelle vous trouvez tous ceux qui tirent les ficelles en attendant les trillions alors que nous aimerions qu’ils prennent un peu de temps pour nous expliquer comment ils vont s’enrichir sur cette vague verte.

    Nous ne prétendons pas remettre en cause le changement de climat, mais c’est l’exagération multiple au cours de 20 et 40 dernières années avec des données manipulées et erronées. Les fausses prédictions ne sont jamais remises en question, mais d’autres « Fake news » suivent et fait faire oublier les premières, celles-là même qui ont permis de déclencher la guerre en Irak pour ses armes de destruction massive ou au Viêtnam, où des torpilleurs nord-vietnamiens auraient attaqués des destroyers américains dans le Golf du Tonkin. Des officiels de l'agence ayant caché auprès de l'administration Johnson l'erreur de la NSA, une résolution prévue depuis de longs mois put être présentée au Congrès, afin de donner au président des États-Unis les pleins pouvoirs militaires pour déclarer la guerre à la République démocratique du Viêtnam et engager résolument son pays dans la guerre du Viêtnam.  Sans investiguer le New York Times relatera cette attaque reprise en écho par la presse américaine. Un rapport en 2005 rendu par la National Security Agency indique qu’il n’y jamais eu d’attaque à cette date-là, on cachera l’erreur NSA. On sait que les « Fake news » permettent de déclarer les guerres et d’attaquer des pays et tuer un maximum de civils, « faits à l’appui .»

    Alors que nous réserve ce green washing où les plus grands pollueurs tentent de se faire passer pour les sauveurs de la planète ?

     

     

     

     

     

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  • Moral suprême pour nage extrême

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    IMG_20190803_141441.jpgIls l'ont fait et ils ont réussi. Victor Mellerín et Sergio Bianchini, surnommés les deux moustachus ont réalisé un exploit, le 3 août, à savoir, la   traversée en 28 heures de 75 km de nage, au départ du Château de Chillon direction Genève Bain des Pâquis. Un relais continu entre les deux nageurs équipés d'une loupiote sur la tête pour s'éclairer et être repéré par le bateau qui les suit a permis cette folle traversée effectuée de jour et de nuit.

    Tous deux se sont jetés à l'eau pour une cause, la   recherche du cancer de la prostate, du cancer des testicules et de la prévention de suicide chez le jeunes. Les dons récoltés ont été versés à la Fondation Movember.

    Conditions météorologiques, entraînement, condition physique, courants marins autant de défis à relever, mais le plus important c'est ce qui se passe au niveau du mental et là ça devient passionnant, n'importe quel coach d'entreprise pourrait reprendre ces fondamentaux pour réussir.

    A ma question, quelles sont les conditions mentales qu'il faut regrouper pour relever de tels défis, Sergio Bianchini commence par un large sourire et son visage s'illumine. Il répond.

    Un moral d'acier, une détermination à toute épreuve, un principe de réalité, une bonne évaluation des risques, un objectif clair de ce qu'on veut atteindre, une pensée positive et pendant qu'on nage chasser toute idée négative qui pourrait vous couper dans votre élan, du type : "je vais jamais y arriver, j'ai mal partout, je ne suis pas assez entraîné, l'eau est trop froide, trop chaude" surtout ne pas écouter la petite voix qui aurait toujours tendance à se plaindre ! II faut un mental infaillible, le moindre relâchement et vous jetez l'éponge et parfois c'est dur, l'hypothermie atteint le nageur alors saisi de diarrhée et de vomissement, mais vous continuez coûte que coûte. Vous croisez des tortues qui nagent évidemment plus vite que vous et des dauphins à l'aube en bande qui semblent converser gentiment entre eux tandis que vous les dépassez à la nage.

    Sergio Bianchini, n'en est pas à son premier coup et comptabilise de nombreuses performances telles que la traversée du détroit de Gibraltar de Tarifa en Espagne à Cires Point au Maroc soit 16,3 km sur une durée de 4,40 ou la traversée du Fleuve Uruguay dans son pays d'origine, 100 km dans des conditions difficiles avec une chaleur extérieure à 40 degrés et une eau à 28 , craignant l'hyperthermie, il ne nagera que 50 km sur les recommandations du médecin. Mais encore, le trajet effectué par Papillon de son vrai nom, Henri Charrière,  le bagnard qui s'est sauvé des Iles du Salut pour rejoindre la ville de Kourou en Guyane, 6 heures pour 16km.

    L'entraînement se fait tout au long de l'année, entre 25 et 30 kilomètres de nage par semaine entre la piscine et le lac. Vélo, marche, une bonne condition physique s'impose et une hygiène de vie irréprochable.

    La cause et le sens de cet effort aident beaucoup, aider les autres est un but qui donne des aile pour pas dire des bras dans ce cas. Le prochain défi sera à nouveau la traversée du détroit de Gibraltar pour lutter contre le cancer du sein.

    Forcer son être à se surpasser dans l'effort pour une belle cause, quoi de plus beau ? Bravo à nos deux nageurs Victor Mellerín et Sergio Bianchini.

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  • Deux oursons et leur mère froidement abattus

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    IMG_1494.JPGA Coquitlam dans la périphérie de Vancouver,  c’est la consternation. Deux oursons et leur mère ont été abattus par des gardiens de l’environnement sous le regard médusé des habitants. Trois résidents ont essayé d’intervenir et ont été arrêtés pour obstruction à une décision d’un représentant officiel et leurs portables qui filmaient la scène saisis. 

    Une chasse à l’ours qui aura duré six semaines selon l’agent, un résident confirme qu’il cohabite pacifiquement avec les ours depuis trois ans.

    La méthode choque tout le monde en Colombie-Britannique et de se demander s’il n’y aurait pas eu une autre alternative que leur massacre. L’officier se justifie en précisant que les petits et leur mère s’étaient habitués à fouiller dans les poubelles et se nourrir ainsi, les renvoyer dans la nature n’aurait pas permis leur survie, le choix s’est ainsi porté sur leur élimination.

    Une pétition circule pour dénoncer cette tuerie. Mais reste entière la question de la co-habitation humaine et animale dans une logique de construction et de déboisement massif. On voit ce phénomène apparaître aussi en Sibérie avec les tigres qui voient leur étendue de terre diminuer ou  des ours qui font les poubelles dans les villes du Nord. Faut-il les tuer pour autant lorsqu’on a empiété ou réduit leur territoire?

    *photo prise par une résidente et que je remercie

     

    Témoignages

    https://globalnews.ca/news/5707009/3-arrested-bears-killed-coquitlam/

     

    La pétition

    Https://www.thepetitionsite.com/enca/242/028/609/mummy-bear-with-two-cubs-got-killed-in-coquitlam-british-Colombia

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  • La nouvelle de l'été - La leçon

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    mer.jpgMon invitée Iris Mizrahi. 

    Elle nage toujours plus loin, s’éloigne de la plage en direction de l’horizon. Le sable ondoie à l’infini sans la moindre aspérité dans une eau limpide et vide, tout au plus un poisson égaré à la recherche d’un rocher, pas une algue, pas un corail, rien d’autre que le dessin régulier du courant sous-marin sous son corps entraîné. Elle s’éloigne jusqu’à ce qu’il la perde de vue, qu’il se redresse de son linge et scrute la mer, sans réelle inquiétude, à peine une légère morsure à l’égo. Une de plus. Il a un avis sur tout. Surtout sur ce qu’il ne connaît pas. Elle a cessé de le contrarier, laisse couler sa logorrhée jusqu’à ce qu’elle se tarisse d’elle-même.

    - Regarde.

    Ses éclaboussures dérangent la quiétude du lagon. Qu’importe, il lui donne une leçon de natation. Elle sait qu’il ne tient pas la distance malgré une plastique honorable. Il se lève même la nuit pour fumer. Plus rien ne s’imprime durablement dans une mémoire traitre abîmée par les somnifères dont il s’auto-prescrit la posologie. Un complexe inavoué qu’il contourne habilement en s’instruisant à la superficie, juste ce qu’il faut pour impressionner les impressionnables. Il n’y est jamais parvenu avec elle. Il se rassied sur son linge quand enfin il l’aperçoit nageant en sens inverse, lentement, régulièrement, ondulant discrètement comme un poisson-chat jusqu’à ce que son corps effleure les galets.

    - J’ai trouvé une épave au loin.

    Les épaves le font rêver, presqu’un talon d’Achille. Il la questionne pour en connaître l’endroit exact, quelque part tout droit, c’est assez loin mais tu devrais. Elle l’encourage à peine, pas besoin d’insister, elle sait qu’il se jettera à l’eau, qu’il relèvera le défi. Et il plonge. Ses battements de bras et de jambes sont plus spectaculaires qu’efficaces. Elle lève de temps à autre les yeux de son livre, scrute l’avancée du nageur en souriant. A cette distance, il doit déjà être à bout de forces. Lorsqu’il gesticule pour lui demander si c’est encore loin elle lui fait signe de continuer encore, nage encore, c’est beaucoup plus loin, continue. Et il continue de s’enfoncer dans l’horizon jusqu’au point de disparaître, puis réapparaître et disparaître à nouveau en tournant autour d’un cercle imaginaire, comme si quelque chose d’exceptionnel captait durablement son attention. Il espère au moins qu’elle l’observe, effectue encore plusieurs rondes sur l’horizon dans un douloureux effort puis revient vers la plage avec l’énergie d’un noyé. Il ne montre rien de son exténuation. Affiche le masque de celui qui a découvert un trésor enfoui dans les tréfonds.

    - Tu l’as trouvée ?

    - Oui !

    Il la décrit dans les moindres détails, la proue brisée, le mât encore fièrement dressé, les nuées de poissons dorés tétant les pointes des coraux incrustés dans le bois. Elle l’écoute, ravie, au diapason de son émerveillement feint.

    Au fond du lagon, il n’y a aucune épave.

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  • La nage solidaire

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    IMG-20190710-WA0015.jpgDeux nageurs, Sergio Bianchini (photo à gauche) et Victor Merellin se lancent le défi fou de parcourir à la nage la distance de 75 km dans le lac Léman du  château de Chillon (à côté de Montreux dans le canton de Vaud)  aux Bains des Pâquis (à Genève).

     

     

     

     

    IMG-20190710-WA0014.jpgVictor Merellin (photo à gauche) est un nageur et triathlète français de 29 ans, habitué des longues distances. Il a à son actif les traversées du Lac Léman,  du lac de Morat et du  Détroit de Gibraltar.

    Sergio Bianchini, nageur genevois de 54 ans, n'en est pas non plus à son premier défi de taille, puisque au cours de ces dernières années, il a effectué plusieurs nages solidaires  longues distances en eau libre en faveur d'associations actives dans la santé dont les plus emblématiques sont les suivantes :   50 km en 2018 dans le Rio Uruguay, 35km en 2017 pour réaliser la double traversée du Léman, (Genève Thonon Nyon),  16 km en 2016 pour traversée du Détroit de Gibraltar, 16km en 2016 pour relier, en Guyane française, les Iles du Salut à Kouru (premier Suisse à le réaliser), 35 km  en 2014 pour traverser la Manche par relais.

     Cette fois-ci, Victor et Sergio, n'hésitent pas à se jeter à l'eau en faveur de la Fondation  "Movember" (voir  leur page Facebook " deux moustachus traversent le Léman")  qui œuvre contre le suicide des jeunes et en faveur de la recherche contre les cancers touchant les hommes (le cancer des testicules et de la prostate en particulier : s'agissant de ce dernier,  6100 nouveaux cas sont recensés chaque années en Suisse).

    A l'occasion de cet évènement,   sportifs de haut niveau, ils souhaitent faire de la prévention et sensibiliser les hommes, ainsi que les milieux concernés.

    Le départ en maillot de bain plutôt qu'en combinaison  est prévu entre le 29 juillet et le 2 août 2019 (en fonction des conditions météo)  au château de Chillon; la traversée durera non-stop environ 24 heures et se terminera aux Bains des Pâquis à Genève.

    Pour les soutenir et les suivre en temps réel :

    ch.movember.com/fr/donate/details?memberld=13318777

    Http://share.garmin.com/aquaman

    GPS en temps réel) (activé le jour du départ)

    http://www.facebook.com/pg/Deux-moustachus-traversent-le-Léman-660241617752842/posts/

                

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  • Quand la synchronicité fait un pied de nez au hasard

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    images.jpgUn événement semble nous attendre au coin de la rue depuis des années ou des gens que l'on rencontre dans des situations improbables et qui donne un sens à ce qui nous arrive.

    A travers plusieurs récits vrais de mon essai sur les  Histoires de synchronicité, je vous invite à partager ce moment ensemble et écouter aussi les récits des autres participants. 

    Selon Carl Gustav Young la synchronicité présuppose un a priori par rapport à la conscience humaine, un sens  qui en apparence se trouve à l'extérieur  de  l'être  humain, tandis que  Teilhard de  Chardin  cite notre capacité  à  nous resserrer tous ensemble dans une  étreinte qui tend  à  nous  parfaire chacun en nous liant organiquement à tous les autres à  la fois, évoluons-nous dans cette  noosphère qu'il décrit ,dans cette collectivité harmonisée des consciences?

     

    Rendez-vous

    DIMANCHE 7 juillet 2019 de 11h à 16h

    Food for peace/LO'13'TO

    Rue des Gare 17-19 (TPG Cornavin)

    1201 Genève

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  • TGV – « Accident de personne »

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    Unknown-2.jpegComme l'écrivait, l’auteur chilien Roberto Bolaño , en littérature il nous faut plonger dans le réalisme viscéral et ne pas craindre de traiter des sujets qui dérangent.

    Mardi, lors d’un aller Genève-Paris en fin de journée, le train s’arrête au milieu de nulle part et annonce, « accident de personne », un « groupe de gens sur les voies », 45 minutes de retard, ½ après la voix d’un steward qui se veut la plus neutre possible corrige le tir et lâche 1H30, une clameur s’élève du wagon, tous sont exaspérés et peu après comme pour clore en beauté, le steward sans frémir annonce un « retard indéterminé » et à ce point-là, ce sont des cris qui s’élèvent, des gens furieux qui bondissent de leur siège pour courir au bar en se disant que mieux vaut au moins manger et boire  quelque chose avant qu'il n'y ait plus rien , certains vont jusqu’à dire « il ne reste plus qu’à se saouler ». Puis la voix du  steward continue et  nous invite à remplir le formulaire G30 en ligne dans les 60 jours pour un remboursement en raison du retard.

    Dans la queue pour le bar, j’aperçois une philippine que j’avais renseignée sur le quai à Genève et qui avec son mari, trimballaient à eux deux,  six énormes valises. A-t-elle acheté des chaussures, lui demandai-je un brin narquois? Sans penser à Imelda Marcos et ses 400 paires de chaussures, elle me répond « a lot », un tas de chaussures. J’en étais sûre ! Puis une syndicaliste congolaise de Brazzaville venue à la célébration des  100 ans de l'OIT, à Genève,  me fait remarquer que la Suisse a le taux de chômage le plus bas du monde grâce à l'argent planqué par tous les mafieux et certains présidents véreux  du monde y compris africains souligne-t-elle, elle inspire profondément en me disant cela, satisfaite de sa sortie. Plusieurs autour de nous hochent la tête en signe d'acquiescement ou de réprobation.

    Puis chacun s’enquiert de la signification précise de : «accident de personne », on traduit en anglais par "suicide on the tracks" ça a le mérite d'être plus clair. C’est simple c’est un suicide comme d’hab ! répondent plusieurs personnes. Le TGV n’arrive jamais à l’heure à cause des gens qui se couchent sur la voie, soupire un autre. Une femme suggère que sans doute ce sont des Manouches qui volent du cuivre, un ingénieur rétorque : « il n’y a pas de cuivre sur les rails ! » - alors sur les fils électriques dit-elle plus timidement ! Et tenter d'imaginer comment ils volent ce cuivre sans se faire électrocuter.

    Quand le contrôleur passe, il rassure plusieurs personnes en précisant que ce n’est pas nous qui avons tué le suicidé ! C’est le train précédent et du coup on s’arrête ! lâche-t-il. Puis, je m’étonne que malgré tout, le mort ne pose problème à personne, le plus important c’est d’arriver à l’heure ! Et si le train allait moins vite, il est certain qu’on resterait encore dans une forme à dimension humaine, le train roulerait plus lentement, il aurait le temps de freiner, mais la haute technologie semble avoir totalement effacé la possibilité même de sauver une vie et de prendre le temps de s'en préoccuper. Le trajet Paris-Genève est parcouru à 320 km/heures pour une durée totale de 3h08 et voilà pas qu’un malheureux freine cette performance par son geste désespéré. Le trajet a été réalisé en 5heures. Les SNCF ont mis en place la procédure en cas d’accident de personne, le tout chronométré à 2h30.

    • la circulation est interrompue dans les 2 sens
    • les pompiers, la police ou la gendarmerie sont appelés
    • un Officier de Police Judiciaire (OPJ) est avisé, et se rend sur place
    • Si la personne est blessée, elle est évacuée par les pompiers. L’OPJ mène une enquête, effectue les premières constatations et auditionne les témoins.
    • Si la victime est décédée, les pompes funèbres sont sollicitées. Par mesure de sécurité, le trafic reste interrompu pendant la présence des différents intervenants. Sur les lignes à grande vitesse, 3 heures en moyenne sont nécessaires ; sur les autres lignes, le délai moyen est de 2 heures.
    • Le conducteur du train impliqué est relevé de son service et un accompagnement psychologique lui est proposé.

    Et une fois qu’on a lu tout ça, la seule question qui demeure est non pas de se demander pourquoi on arrive souvent en retard avec un TGV ou d'autres trains mais pourquoi autant de personnes se suicident ? Cette forme de suicide atteint un 10% en Suisse, soit 115 désespérés par an, un article dans l’Illustré parle de stabilité avec 143suicides par rail et 14 blessés graves en 2018, avec une moyenne de 115 cas chaque année depuis 2013.

    Et de me souvenir de ce ministre du transport zimbabwéen qui haranguait ses auditeurs à la télévision : »Mais arrêtez de vous suicider sur mes voies : Faites donc ça chez vous ! » et qui a choqué une partie de l’opinion publique.

     

    Comment prévenir ces actes désespérés ? Sans doute plus de liens sociaux, plus d’écoute, plus d’anticipation, plus de solidarité et moins de solitude.

    Paix de l'âme à tous ceux et toutes celles qui se sont couchés sur une voie de rail pour en finir.On garde une pensée émue en pensant à eux.

     

    CFF la mort en face

    https://www.illustre.ch/magazine/cff-mort-face

     

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  • Jamais sans ma mère 

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    Unknown-3.jpegCe qui devait arriver est finalement arrivé ! Le fils adopté en devenant père à son tour s’interroge, quel arbre généalogique transmettre à sa descendance, que dire ? Quelque chose le trouble, il ne s’est jamais senti aussi peu en phase avec lui-même, une crise d’identité le frappe. Il a sans doute vu le film inspiré d’une histoire vraie « Lion » qui raconte le périple de cet enfant adopté par une famille australienne et qui retrouve sa mère biologique en Inde. Un film bouleversant et qui a dû l’émouvoir avec tout le flot de questions sur son propre parcours.

    Il décide alors de se rendre au centre d’adoption et demande son dossier. Tout y est, sa date de naissance, le nom de sa mère, l’acte d’adoption. Elle vient d’un pays de l’Est et s’excuse longuement dans une lettre maladroite de l’avoir abandonné, issue d’une famille religieuse, elle ne pouvait montrer à tous  qu'elle  était enceinte sans être mariée - ou portait le  fruit d'un viol ?  Pour son bien à lui, elle prit cette décision de le confier à une famille après son accouchement.

    Son nom, son prénom, tout y est. Il suffit de remonter la piste. Grâce aux réseaux sociaux et aux amis qui connaissent son pays d’origine, en moins de 24h, il la retrouve. Elle a émigré et vit aux Etats-Unis avec son mari et peut-être ses enfants ? Le fils se tourmente, s’interroge, comment procéder. Il tient fermement, entre ses doigts,  son numéro de téléphone sur un bout de papier plié et déplié mille fois . La première fois, il compose le numéro puis abandonne, la deuxième fois, il entend la voix de sa mère et raccroche en retenant sa respiration.

    Deux semaines passent, il a perdu du poids, il ne mange plus, dort à peine. Comment s’y prendre. Puis, il décide de lui envoyer un texto, en Anglais.

    Et nous d’imaginer cette femme qui a refait sa vie, qui n’a jamais rien dit ni à son mari, ni à ses enfants et voir débarquer 30 ans plus tard un magnifique gaillard,  beau comme Apollon, à l’esprit vif. Il arrive comme un orage dans sa vie tranquille, sa présence risque de tout chambouler, de réveiller de vieux démons, des souvenirs qu'on croyait endormis à tout jamais. Son mari rentrant à la fin de la journée  lui demande si tout s'est bien passé, qu'elle a l'air préoccupé! et elle de répondre:  "Non, Non, honey, tout va bien ! Juste un peu fatiguée." .... Ou d'imaginer qu'elle attend avec impatience ce fils qu'elle n'a  jamais revu et le serrer longuement dans ses bras.......Ou en  le voyant, le supplier à genoux de pardonner son abandon ! Mille scenarii défilent dans l'imaginaire de cette  rencontre mère-fils et on espère un happy end, parce qu'on aime les contes de fées. 

    La réponse tombe tranchante comme la lame d'un couteau, un coup douloureux, profond et qui fait mal.  Dès  la réception  du  sms, elle lui répond immédiatement.  Elle admet être sa mère biologique, mais l’invite à en rester là. Inutile d’essayer d’aller plus loin et de prendre contact avec elle. La déception, puis la colère, le fils abandonné se sent rejeté une deuxième fois.

    Toutes mes envolées romanesques tombent comme un soufflé raté. Je reste perplexe. On a envie de lui dire : « Mais acceptez Madame, de rencontrer au moins une fois votre fils, une seule fois, votre enfant, donnez-lui une chance de lui donner le contexte de sa naissance, d’expliquer pourquoi il a fallu renoncer à lui, qui était son père biologique ? » - Il a le droit de savoir et de comprendre qui il est. 

    A mon avis, elle ne résistera pas, c’est elle qui demandera à le rencontrer. Si elle a laissé une lettre, c’est qu’elle savait qu’il remonterait le courant et arriverait jusqu’à elle. On imagine le choc qu’elle a dû recevoir à la lecture du texto : »C’est moi, c’est ton fils ! I am your son !»

    Des battements de cœur à profusion, un affolement sur le qu’en-dira-ton. Comment expliquer ce secret révélé au grand jour, ce coup de tonnerre dans son petit quotidien réglé comme une horloge. Puis, elle va peu à peu s’habituer à l'idée , se souvenir du bébé, de la tendresse de sa peau, de ses grands yeux noirs, de l’esquisse d’un sourire.

    Elle n’y tiendra pas ! On parie ? On n’oublie jamais son enfant, même celui qu’on n’a pas voulu. Et se souvenir aussi que les parents d’adoption ont tout donné, ils se sont entièrement investis dans leur rôle, ils ont aimé ce garçon, l’ont élevé, c’est le leur. Ils doivent craindre le déroulement de l’histoire de cette rencontre pour autant qu’ils le sachent et pour autant qu'il y ait une suite.

    La suite………….un jour………..peut-être, bientôt ou jamais………….

     

     

     

     

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